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mercredi 5 octobre 2005

Le débat avec le Premier Ministre

France 2 a sélectionné Réjane de Vernati pour représenter les employés d'HP en direct demain soir à 20h55 lors de la nouvelle émission "A vous de juger" qui aura comme invité Dominique de Villepin.

Vos questions, en dehors de toute polémique droite-gauche, aideront à préparer au mieux cette émission.

70 commentaires à lire:

Anonyme a dit…

La classe politique s'émeut beaucoup (mais pas le medef) et admet qu'il existe des problèmes de fond sur la cohérence d'un modèle européen qui se voudrait être le pendant de la suprématie américaine dans certain domaines. Quelles sont les vraies marges de manoeuvres des politiques français comme européens en face de décisions prise aux USA et qui impactent l'économie européenne (rapatriement des bénéfices pour bénéficier d'allégements d'impôts voté par le congrés) comme la cohésion sociale , la minimisation des délocalisations, d'autant qu'aujourd'hui, et contrairement à ce qui a été dit, c'est valable également pour les cadre, ou sont ils impuissants à partir du moment ou de toute façon ce sont les investisseurs qui dirigent tout ?
En parrallèle, SIEMENS a investi en FRance depuis plusieurs années dans tous ses domaines d'activité et crée des milliers d'emplois. Il fut une époque ou pour les clients, comme ça se fait en chine d'ailleurs, il était obligatoire d'avoir une présence, une production et une sous-taitance locale. Devons nous réinventer un protectionnisme européen, ou comment Mr De Villepin voit les choses ?

Jeck a dit…

1 - Face à la menace de désindustrialisation de la France, notre réponse collective a été de nous positionner sur le high-tech, R&D, innovation ou moins pompeusement, les emplois qualifiés. Aujourd'hui, même si nous pensons avoir une longueur d'avance sur les pays émergents dans ces domaines, la tendance est malgré tout d'envoyer ce type d'activités dans les pays à bas coûts.
Sommes nous dans l'impasse ?

2 - les centres de décisions ont depuis longtemps migré vers les conseils d'administration des grands groupes, influencés par les actionnaires et quelques analystes financiers. On assiste dans le même temps à une radicalisation de leurs positions et de leur facteurs de décision, ne voyant que leur intérêt à cour terme et en excluant toute forme de contrainte 'citoyenne'.
Les politiques ont-ils un rôle face à tout cela ? On la vu, la France seule n'a pas d'influence et l'image retrograde de notre pensée économique et sociale n'y changera rien. Pourtant, si les européens ont une volonté commune dans changer le cours des choses, leur influence serait réelle tout autre. Pourtant la commission de désengage complètement. Alors ? Là aussi on est dans l'impasse ?

d2r2 a dit…

Jacques Chirac
a créé l'autorisation administrative de licenciement pour l'abroger ensuite.

Ne serait-il pas opportun de la rétablir au moins pour les entreprises qui font des bénéfices ?

Anonyme a dit…

Bon courage Réjane, on te supporte!

3 points:

1/ Une entreprise (qui pourrait etre HP...), qui fait des profits, a le droit de vendre dans un pays certes, afin de faire du profit, QUESTION: Mais ne doit-on pas (comme le fait très bien la Chine par exemple) lui imposer d'implanter un minimum d'activité (Donc d'emploi) dans le pays en question. Cela permettrait de réguler un peu, un libéralisme exacerbé, qui veut produire dans les pays à bas couts, pour vendre dans les pays ou le niveau de vie est le plus élevé.

2/ L'Europe semble molle à répondre au Plan de suppression des emplois HP en Europe de l'Ouest.
QUESTION: Que peut faire concrètement le gouvernement francais afin de faire supporter à HP (Et non pas à la collectivité Européenne ou Francaise) le poids de ces licenciements, sachant que dans le meme temps, les emplois sont transférés vers l'Europe de l'Est beaucoup moins cher, et aidés par des subventions communautaires (Roumanie, Pologne)?

3/ Dans le plan Francais, voir Européen, le développement de l'emploi passe par les poles de compétitivité.
QUESTION: Le fait que des entreprises comme HP délocalisent des métiers à bac+5 (Qui étaient censés rester en France, ou en Europe de l'Ouest) vers la Roumanie ou l'Inde ne remet-il pas en cause ce plan du gouvernement?

Anonyme a dit…

Les francais ont vote non a la question posee par le referendum;
ce non n'avait pas pour but de rejeter d'un bloc l'europe, certainement pas; ne pensez vous pas que ce soit un desir profond d'un melange "typiquement europeen"
d'allier une economie liberale capitaliste et d'y inserer un "dose" de sociale, humanitaire.
Peut-etre est ce en cela que la France n'est non pas en retard par rapport a des pays comme les etat-unis mais plutot avangardiste dans sa volonte de trouver le juste melange qui permettra a l'Europe de se differencier des autres

Anonyme a dit…

Quid d'une TVA social et equitable qui se fixerai en fonction du % fabrique en France, % fabrique en Europe et pourrait etre surtaxe si le pays d'origine ne scolarise pas les enfants de moins de 16 ans, ne cotise pas pour des retraites, secu...? Et d'une facon plus simple d'etablire un label equitable a plusieurs vitesse?

Anonyme a dit…

Question proposée :
L'Etat est un gros client pour HP (Ministere des Finances par exemple)
En modifiant le code des marchés publics, pourrait-on inclure un ou des critères "fournisseur citoyen", cette citoyenneté pouvant par exemple etre évaluée par des organismes tels que Vigéo ou autre...?

Anonyme a dit…

En ce qui concerne le % fabrique en France ou en Europe... L'ultra libéralisme a trouvé l'astuce. Grosso modo, la preférence nationale est interdite pat l'UE et le % fabrique en Europe est contourné par des pays aux lois et conditions sociales très différentes. Il est donc impossible de savoir au consommateur s'il achète un produit fabriqué dans le respect des employés, de l'environnement ou pas du tout...

Le monde que l'on nous fabrique n'est pas en phase avec nos aspirations et notre modèle de société mais les puissants ont construit un carcan autour de nous. 21 avril et autre déconvenues du Reférendum n'y change encore rien...

Toutefois nous cadres moyens et supérieurs, nous avons si peu preté attention à tout cela. jusque ici ?

Anonyme a dit…

Question :
L'homme politique d'aujourd'hui a-t-il si peu de poids decisionnaire au niveau economique qu'il en est rendu a manifester dans la rue (cf. hommes politiques de gauche) et/ou rencontrer a l'instar d'un representant syndical les vrais patrons du systeme (Michel Destot depeche aux US, rencontre des ministres du gouvernement avec les responsables HP Europe/France) ?
Corrolaire : Quel difference y-a-t-il entre un syndicat et un parti politique en 2005 concernant les decisions economiques ?

Anonyme a dit…

A un premier ministre, il faut bien poser des questions politiques, ou au moins de politique économique.
Voici quelques suggestions :
1. le gouvernement a un ministre de l'économie qui a une longue expérience de dirigeant d'entreprises de haute technologie (Bull, Thomson Multimedia, France Telecom); quelles sont les mesures concrètes qu'il prend pour développer les emplois dans ces domaines en France ?
2. les délocalisations sont facilitées par une politique continue (nationale et internationale) de dérégulation, de suppression des barrières douanières, de suppression des politiques protectionnistes; cette politique est souvent présentées comme un prérequis du développement de l'activité et de l'emploi dans les entreprises françaises exportatrices (Airbus,...); le gouvernement est-il en mesure aujourd'hui de faire un bilan des emplois créés et des emplois perdus grâce à cette dérégulation?
3. le débat autour des 35 H: il y a un écho entre le débat politique global autour de l'impact des 35H sur l'efficacité des entreprises installées en France et la volonté de la direction de HP de lier les négociations sur le plan de licenciement à une remise en cause de l'accord sur les 35H; avant de pousser plus avant ce débat, le gouvernement peut-il nous informer sur la façon dont concrètement les accords 35H sont mis en oeuvre pour les populations cadres dans des entreprises comme HP? Qu'en est-il des horaires réels des cadres? L'inspection du travail suit-elle cette question de près? Quelles données factuelles peuvent être retirées des rapports de l'inspection du travail?
4. le rôle de la commission européenne: le gouvernement peut-il nous donner une vue de synthèse des mesures prises (ou rejetées, abandonnées) par l'UE pour protéger les emplois en Europe? Par exemple, quelles dispositions sont prises dans les grands programmes d'investissement ou de R&D pour favoriser des fournisseurs européens ou des fournisseurs d'équipements créés en Europe ? (un exemple intéressant : les programmes MEDA concernant les pays émergents).

On va en rester là pour le moment;-)

Anonyme a dit…

Une question à M. De Villepin :

"Selon lui, le "remue-ménage" fait autour d'HP depuis quelques semaines risque t'il plutôt :
1/ de dissuader d'autres entreprises d'annoncer de tels plans et de trouver des solutions au cas HP ?
2/ de dissuader d'autres entreprises d'investir en France, effrayée qu'elles seront des difficultés à désinvestir ?

roulette-placard a dit…

Une question qui empiète un peu sur les autres (en fait on tourne tous autour des mêmes interrogations):

- les politiques nous disent souvent que pour redémarrer l'emploi en France, il faut de la croissance et des emplois à forte valeur ajoutée. HP est une entreprise en croissance, HP possède un personnel à forte valeur ajoutée y compris en France. Et pourtant HP licencie 6500 personnes en Europe de l'Ouest, uniquement pour des raisons liées à l'acroissement du profit à court terme.
Ce qui prouve que la solution à la pérennité de l'emploi n'est pas seulement dans les perspectives de croissance économiques et les têtes bien faites.

Face à ces nouveaux comportements des entreprises mondialisées, 2 attitudes opposées possibles:

+ de protectionnisme (niveau francais ou européen) pour préserver nos acquis sociaux et nos postes, entrainant nécessairement moins d'investissement de capitaux étrangers, donc plus de difficulté à créer de l'emploi.

+ de libéralisme pour se fondre dans la masse des autres pays et devenir plus "compétitif" entrainant nécessairement une réduction des acquis sociaux.

La france et l'europe tendance france-allemagne sont resté pour l'instant au milieu du gué et celà ne marche plus face aux comportement des multinationales. Un dossier comme celui d'HP va obliger les politiques à se positionner d'un coté ou de l'autre.

De quel coté va se positionner le gouvernement francais, plus de libéralisme ou bien plus de protectionnisme et à quel niveau ? Concrètement quelles actions pour appuyer ce positionnement ?

Anonyme a dit…

Messager de 16:28, tu poses une excellente question et je crains fort que le 'remue-ménage' fait autour d'HP, dissuade les entreprises d'investir en France, y compris HP!!!!

MdF a dit…

Dame Réjane ;-), une question peut etre pas evidente a adresser en direct. Mais peut etre la sugerer a Dame Chabot en coulisse, si elle n'a pas prevu de la poser.

C'est simplement de connaitre la reaction de DdV (Dominique de Villepin et non pas Dame de Vernati)a l'info du jour, soit "Hewlett-Packard rapatrie 14,5 milliards de dollars aux Etats-Unis". Reaction et bien sur solution(s) envisageable(s).

Anonyme a dit…

Pour la première fois, Mark Hurd s'exprime sur la France dans le Financial Times d'aujourd'hui :

HP remained committed to the cuts. "We need to get the business in France healthy. We are committed to running a business that makes money. We hope overtime to invest more".

Sérieusement, vous croyez qu'en baissant la tête on va échapper à nos 25% tous les 2 ans ?

Anonyme a dit…

Bon courage Réjane...nous te supportons pour cette émission.

mes questions pour le premier ministre sont sur le même thème que mes prédecesseurs...A toi de choisir ce qui te convient

Intro: Il semble que nous soyons dans un processus de délocalisation qu'il est impossible d' arrêter et qui risque de menacer d'implosion notre pays.

Quelle est l'analyse de Mr de Villepin face aux délocalisations et notamment celles de postes qualifiés, je pense bien sûr à ce qui arrive à HP?

Face à la concurrence au sein de l'UE avec notamment les nouveaux pays sur des paramètres comme le coût du travail, la couverture sociale, la fiscalité, la France est-elle condamnée à un nivellement par le bas et par là à un risque d'implosion? Que peut-il être fait au niveau de la France, ou de l'Europe (harmonisation fiscale, barrière fiscale ou douanière, aides à l'implantation, temps de travail,..)?

A ce sujet, est-ce qu'une taxe sur les transports ne pourrait pas être une alternative pour éviter que des industriels ne délocalisent sans prendre en compte l'impact sur l'environnement par la consommation des energies fossiles qui manqueront demain (ex des pommes qui viennent par bateau de Nouvelle Zélande ou d'Argentine alors que l'on en produit en Europe, exemple des PCs maintenant assemblés dans les pays dit de l'est et transportés par une noria de camions qui encombrent les routes alors qu'ils étaient fabriqués en Europe de l'Ouest, etc...). Une taxe sur les transports polluants pourrait peut-être permettre la prise en compte des atteintes à l'environnement et freiner une mondialisation excessive. (voir l'article sur Dell qui envisage la construction d'une usine dans un pays de l'UE central).

Que compte faire le gouvernement pour augmenter l'attractivité de la France et le développement de nouvelles activités. Dans le cas d'HP, la société ne semble pas spécialement interessée par les pôles de compétitivité?? Pourquoi?

Comment se positionne Mr de Villepin par rapport aux propos trés durs de Mme Parisot sur les 35H? (voir article ci-après). Est-il prouvé comme le dit Mme Parisot que les 35H nuisent à la compétitivité de la France?

Est-il normal qu'un groupe multinational engage une restructuration trés sévère dans un pays qui représente son 4eme marché mondial et cela sans essayer de développer de nouvelles activités? Faut-il penser à sanctionner éventuellement commercialement si ce comportement se confirme?





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L'article de Mme Parisot (Bloomberg)
French Business Leader Parisot Comments on Hewlett Job Cuts
Bloomberg, Oct. 4, 2005
By Francois de Beaupuy

Oct. 4 (Bloomberg) -- Laurence Parisot, chairwoman of Mouvement des Entreprises de France, the country's biggest business federation, comments on planned job cuts at Hewlett- Packard Co.'s French subsidiary and on France's plan to reduce its stake in ferry operator Societe Nationale Maritime Corse-Mediterranee, or SNCM. She made the comments today on French television LCI.

ON SNCM:
``The interest of all is a pull-back of the government.''

``Taxpayers would benefit'' from that.

``If the government is the majority shareholder anew, it's bad news for the company's future.''

On job cuts at Hewlett-Packard:
``Is there a link with the fact that HP has one of the most favorable accords on'' the 35-hour workweek, ``with 205 working days per year whereas the standard is 217 days? That's something we have to wonder.''

Parisot warned against state interventions, which ``creates a rift between entrepreneurs and France.''

``Businesses would like to raise wages, but they currently don't have the means because growth is sluggish.'' ``Companies in France are overtaxed. No country in the world has levies on companies that are as high as in our country. They must be given more air to create jobs and free up wages.''

``There are difficulties at SNCM and at HP because we don't have clear solutions. We're stacking up all the drawbacks.''

Return to Headlines
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Dell plans new computer factory in Europe


264 words
20050920
Reuters News



MADRID, Sept 20 (Reuters) - Dell Inc., the world's largest personal computer maker, plans to open a new factory in Europe, CEO Kevin Rollins said on Tuesday.

Rollins told a business conference in Madrid that the company wanted to have factories wherever it had clients.

"We are opening next week our newest factory in the U.S. and we will announce within the next couple of months, I would imagine, a site within Europe (...) for manufacturing computers for Europe," he said.

He did not say where the new factory would be.

Dell already has a factory in Ireland and Rollins said the company preferred making computers near to the market rather than following the trend of sending manufacturing work further afield to reduce costs.

"You can assemble a computer for 7 euros ($8.51), but it costs you 35 or 40 euros to bring it around," he said.

Rollins also told the conference Dell continued to prefer underlying growth over mergers and acquisitions, adding that large takeovers have not always benefited shareholders.

"We are scared of acquisitions."

He said the company was sticking to its annual revenue target of $80 billion euros within three to four years, up from about $60 billion this year, and said emerging markets including India and China should fuel that growth.

However, he said Europe, where Dell has a 13 percent share of the personal computer market compared with its 32 percent share of the U.S. market, also offered growth opportunities.

Anonyme a dit…

>We hope overtime to invest more".

Donc on vire pour embaucher ?

Belle stratégie !

Surtout quand on prétend à longueur d'année que les "employés sont notre meilleure ressource"
et qu'on donne dans le "global citizenship in action ..."

Anonyme a dit…

Bravo Rejane pour relever ce defi:
question a poser aux representants du gouvernement:
Qu'est-ce qu'IBM a fait pour eviter de faire des vagues a l'annonce de leurs 1200 licenciements en France? Comment s'y sont-ils pris vis a vis des employes et de leurs syndicats ? vis a vis du gouvernement ?

manifestement IBM a reussi bien mieux qu'HP dans ce domaine !

Anonyme a dit…

Je pense qu'il y a 2 actions à mener; d'abord avec le cas HP en Europe pour arreter cette logique financiere et inciter HP à réinvestire en Europe de l'ouest son meilleur marché.
Ensuite, quelles actions proactives au niveau Européen et Francais peuvent être menées?
Ce n'est pas un sujet simple.

Anonyme a dit…

Si on considere le patriotisme et protectionnisme américain, les regles chinoises d'importation; ne peut on pas éspérer des règles européenne régulant le marché européen? Et que penser d'une taxe Tobin européenne pour taxer les flux financciers et non le travail?
En gros les clients ne régulent plus le marché, que faire pour revaloriser le travail de proximité et/ou dans des conditions sociales honorables?

Anonyme a dit…

Pourquoi ne pas interdire l'exercice de stock options et les bonus au top management pendant les plans sociaux ?
N'est-ce pas en effet un délit d'initié que de profiter de la hausse mécanique des actions provoquée par les plans sociaux ?

Anonyme a dit…

Superbe l'article ci-contre:

l'Europe a enfin compris, plus de competitivité sur le plan industriel. Reste à mettre en place sur quelques années.

http://biz.yahoo.com/ap/051005/eu_industry.html?.v=3

Le problème est d'autant plus grave dans certains pays (France entre autres) dans lesquels un système social avancé d'assistanat est en place.

CFTC HP a dit…

NOUVELOBS.COM | 06.10.05 | 07:16
Les commentaires de la presse française jeudi 6 octobre 2005 sur la situation de Dominique de Villepin

L'HUMANITE
Patrick Apel-Muller

" (...) Il n'est plus temps de jouer la montre. La volonté de la droite de pressurer les salariés et de voler au-devant des désirs des grands patrons n'a pas pour unique conséquence d'exaspérer les salariés. La réduction du pouvoir d' achat assèche la croissance en asphyxiant la demande. Le développement économique est alors trop poussif pour créer des emplois, tandis que les multinationales jonglent avec les fermetures d'entreprises au gré des prévisions de profit. Le président de la République s'est indigné de la passivité de Bruxelles à l'égard des ravages semés par Hewlett-Packard. Le vice-président de la Commission européenne a répondu très clairement: "Nous ne voulons ni ne pouvons protéger l'industrie européenne contre la concurrence mondiale." Chacun pourra ce soir juger aux actes si les proclamations de Dominique de Villepin sont de la poudre aux yeux pour habiller les choix libéraux qu'il aligne en cascade."

LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Olivier Picard

"Que va bien pouvoir dire Dominique de Villepin aux Français ce soir ? Il y a des jours où un Premier ministre se passerait bien d'apparaître à la télévision : l'exercice de communication, désormais obligatoire, s'apparente de plus en plus à un grand oral plus redoutable que celui de l'ENA. (...) A peine récompensé d'un incontestable dynamisme - et d'un style plutôt séduisant - par des sondages flatteurs, le Premier ministre est pratiquement ramené à la case départ. Le voilà qui se heurte au diktat malthusien d'un budget effrayant, lui qui reconnaîtrait avec amertume - si l'on en croit certaines sources - que les finances de la France de 2005, c'est juin 1940. Autrement dit, un désastre total à court terme. Comment, dès lors, prétendre que l'Etat pourra encore jouer un rôle de contrôle dans une SNCM privatisée parce que le pays n'a plus les moyens de s'opposer à sa faillite ? Dur, dur d'avouer cette défaite-là. Dur, aussi, d'admettre que l'exécutif n'a plus le pouvoir pour imposer l'ouverture de négociations sur les hausses des salaires dans les entreprises. Dur, dur de "faire des gestes" envers un pays où la contradiction des intérêts, désormais parfaitement installée, crée une totale confusion. Le Premier ministre ne peut que décevoir."

Anonyme a dit…

Le cynisme de la logique financiere a cela de bon quelle est totalement previsible.
A qualification egale (ou presque) aucune mesure incitative ne pourra endiguer le siphonage d'emplois qualifies des pays "high-cost" vers les pays "low-cost".
Les arguments de productivite, legislation contraignante, etc. ne sont que des alibis tentant de masquer les vraies motivations: maximisation du profit a tout prix.
Entre un ingenieur high-cost et un low-cost il y a un facteur 4 a 5.
On pourrait supprimer les charges sociales en France que ca ne changerait pas grand chose.
L'avenir de nos bacs +5 et au-dela se resume-t'il desormais en une licence de taxi, la reprise d'un bureau de tabac ou l'achat d'un camion a pizza?
Ne souriez pas, j'en connais...
La solution ne peut-etre franco-francaise.
L'Europe manque de grands projets industriels, ambitieux, innovants, permettant de se projeter 10, 20 ou 30 ans dans le futur.
Il est de la responsabilite de nos gouvernements et de l'Europe de mettre en oeuvre au plus vite tous les moyens intellectuels et financiers pour dynamiter la spirale infernale.
Les sciences de la vie, de la terre, la physique, l'informatique, l'espace fourmillent de defis technologiques que nous pouvons relever.
Pas de soupoudrage, 1 ou 2 grands projets mais presentant un reel defi a l'humanite.
Nous europeens, nous pouvons les relever.
L'experience, la propriete intellectuelle, les brevets, voila ce qui assurera un travail et une vie decente a nos enfants et petits-enfants.
Le cynisme, la cupidite et le fatalisme ne peuvent que nous ramener a l'entreprise du 19eme siecle.
La France peut rebondir et reprendre la main en jouant le role de catalyseur, de cohordinateur.
Retroussons nos manches, essorons nos neurones et jetons les bases de tels projets.
Je prefere rever de ca que de la couleur de mon camion a pizza...

Fee-nix a dit…

Arretons de nous voiler la face, à la fin c'est nous en temps que consommateur qui scions la branche où nous sommes confortablement installé. A la fin si nous sommes sous cette pression, c est les actionnaires bien sur, mais surtout c est l'acheteur du prendra le mieux disant, le meilleur rapport qualité-prix. A partir du moment où en temps que consommateur on achete le moins cher possible, nous sommes les initiateurs de tout ce siphonage d emploi vers les pays Low-Cost. L'actionnaire n'est interesseé que par le profit, rien d'autre, si le consommateur lui dit, tu feras plus de profit en vendant moins cher, il coupe, si le fait de preserver les emplois, d etre une entreprise cytoyenne avait une valeur marchande aupres du consommateur, l'actionnaire serait le premier a valoriser tout cela car il pourrait faire plus de profit. A la fin l'actionnaire est aussi cupide que nous les consommateurs. On veut des entreprise citoyenne, commencons par etre des consommateurs citoyens et l'entreprise citoyenne fleurira.

Anonyme a dit…

Je constate un mutisme complet de la Direction HPF/HPCCF et une absence totale de la RH ces derniers jours.

Comment entamer un quelconque échange quand une des parties n'est pas (ou plus) à la table?

Il y a-t-il encore quelqu'un ou le navire est-il en perdition ?

Mark H passe la semaine en Europe, quel dommage qu'il ne se soit pas venu soutenir ses employés HP en France.

Anonyme a dit…

Il n'est peut-être pas exact de dire que MH ne soutient pas les employés HP en France : il a probablement rencontré PS à Genève...

Anonyme a dit…

Est ce que comme Airbus, l'informatique n'est pas strategique pour l'Europe et ne devrions nous pas creer une entreprise informatique europeenne competitive?
A titre d'informations les datacenter d'HP vont etre consolides a Atlanta, Austin et Houston...Est ce que les donnees des grands groupes francais comme Michelin, Renault...sont delocalisablent au Texas?!

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Anonyme a dit…

Dans le cadre du plan social HP, pourquoi ne pas organiser une grande pepiniere d'entreprise sur 4 ou 5 ans avec possibilite parachute de reintegrer HP et son salaire en cas d'echec et d'utiliser une partie des locaux et infrastrucure sur 5 ans pour aide au demarrage?

Anonyme a dit…

Le probleme est peut etre que nous sommes trop performant sur le marche europeens...Si la direction d'HP ne cede pas dans sa strategie, il faudrait contre attaquer avec une campagne avant noel "1 PC HP achete = 1 Emploi suprime"...

Anonyme a dit…

On parle de liberalisme/protectionisme mais l'economie de marche saine et liberale c'est la pluralite de l'offre et de la demande avec un marche guide par la Demande; mais aujourd'hui il y a concentration de l'offre et mimetisme de celle ci avec une demande aveugle car elle ne sait pas si sont achat est equitable ou pas (pas d'ethique sur l'etiquette).

Anonyme a dit…

POur reponse a "06 octobre, 2005 10:29 "

Je ne pense pas que "1 PC HP achete = 1 Emploi suprime" soit le slogant adequat car celui-ci fait appel a un certain civisme du consommateur. Hors nous savons tous que cela ne marche pas. En effet, ne portons-nous pas tous des vetements made-in-china, n'achetons-nous pas tous avec comme premier critere le prix?

Non, je pense que le bon slogan est: "1 PC HP achete = de gros ennuis bientot!"
Ceci met en garde le consommateur qui voudrait acheter une marque (HP en l'occurence) en raison des valeurs de qualité ratachées a celle-ci. Qu'il sache que ces valeurs sont maintenant obsoletes, que cette marque a bien changé et qu'il n'aura malheureusement pas un PC mieux supporté ou de meilleure qualité parce que c'est du HP. Qu'il sache que ceux qui devaient, localement, lui apporter cette valeur ajoutée, vont tres vite disparaitre en le laissant seul face a ses problemes.

Anonyme a dit…

c'est vrai, mark hurd vient en UK, en Allemagne, et pourquoi ne vient-il pas en France ? On sent le camembert ?

Anonyme a dit…

C'est marrant, on vient d'en virer une qui en avait trop et on la remplace par un qui visiblement n'en n'a pas beaucoup... Aurait-elle fait un hand-over???

Anonyme a dit…

Remarque philosophique (de bas étage): HP est une entreprise américaine. Pays qui se veut le grand défenseur des libertés et de la démocratie. Par contre son système économique en est le contre exemple parfait: les employés n'ont pas droit à la parole; les décision sont de plus en plus centralisées et répondant à un seul arbitraire: le profit; pas les employés, ni les clients qui ne sont là que pour assurer le profit.
Une caste non démocratique s'installe: les grandes entreprises. Elles suivent le dieu Wall Street, elles sélectionnent leurs fournisseurs parmi leurs pairs (voir la Prefered Supplier List d'HP d'où les petits fournisseurs sont bannis), elles ne traitent en direct que leurs clients 'grands comptes' (voir présentation au CE européen ou la strategie est de sous traiter le business 'volume').
Autrement dit, nous les patrons des grandes entreprises, gerons le monde entre nous; ignorons ou utilisons ceux qui ne sont pas de notre monde.
N'oublions pas de sauver les apparences en se targant de grands mots (creux) comme Global citizenship .
Je vous rappelle qu'Enron etait aussi très forte pour afficher des valeurs très morales et bien pensantes. Entre les mots et la réalité...

Anonyme a dit…

Question pour De Villepin: A-t-il eu des contacts avec Mark Hurd? (lui ou les membres de son ministere/gouvernement).
Si non, a-t-il demandé a en avoir?

Anonyme a dit…

06 octobre, 2005 11:10

Et en plus ils se foutent de notre gueule en nous envoyant des mails de propagande sur l'Ethic d'HP.

Mort de rire.

Je met juste le debut du mail recus :


The Ethical Compass
Ethics Bulletin for Employees

2005 - Volume 7

HP's commitment to uncompromising integrity is reflected in our business practices, our business relationships and our global citizenship efforts. The Ethical Compass is a regular news bulletin for HP employees interested in learning more about ethics at HP.

In this issue:
Link to PDF


» We heard you! Results of recent ethics questionnaire

» Ethical Behavior Model: Translating words into actions
» Scenario of the month: "Today's lunch special: Ribeye steak with a side of topless dancing"

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We heard you! Results of recent ethics questionnaire

Thank you to all participants of the recent SBC Ethics Questionnaire. The data retrieved was helpful in providing insight on the present ethical culture at HP. And the winner of the iPod drawing is… More

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Ethical Behavior Model: Translating words into actions

" What is ethical behavior in the workplace? How can you identify ethical behavior? The HP Ethical Behavior model was designed as a tool to assist individuals in understanding and applying ethical business practices in their daily work. "

Nono Futur a dit…

Question pour de Gallouzeau


Quid des sous traitants? Seront ils indemnises?
Le gouvernement peut il faire pression pour qu'ils aient comme leurs co-traitants (pas vraiment co-llegues) d'HP, un package et un reclassement. Plutot que d'avoir des mise en faillitte dans 6 mois/1 an

Anonyme a dit…

J'ai quitté HP en 2003 ...après plus de 20 ans passés dans la compagnie
J'ai souvenir qu'en 1985 , dans une période difficile , les managers avaient accepté de baisser leurs salaires de 5 % pendant un an pour éviter tout licenciement ...
Pourquoi les managers actuels d'HP n'en font il pas autant ? N'ont il pas la trempe de leurs ainés ou le sens de la collectivité ?

Anonyme a dit…

dans bien des cas, interdire ou obliger une entreprise de faire quelque chose ou une autre sera exclusivement percu comme
une contrainte. Cela decouragera les initiatives voir mettra la France en position de repoussoir.

Ce qu'il convient de faire est de mettre un cadre et de s'assurer que le cadre va induire la bonne direction.
Aujourdhui les lois FRANCAISES et EUROPENNES sont extrement laxiste sur beaucoup de sujets et permettent le pire.
Et si cela est permis, soyons sur que les entreprises recherchant + de profits vont s'y engoufrer.

Exemples:

- Interdire le Made in CE, trop flou. Imposer le marquage sur tous les produits (et oui certains payes de consommation courante n'on aucune "MADE IN" !!!).
- Imposer le transport a sa JUSTE valeur.
- Faire de meme pour toutes les causes sociales ou environmentale.
Ex: Si une entreprise veut acquerir son lait en Normandie pour fabriquer les yaourt en Europe de l'est et revendre les yaourts en Normandie, quelle en paye le cout.
- Indexer les taxes sociales sur le comportement de l'entreprise, moins elle licensie, moins elle paie les cotisations et vis versa

Des decisions de la CE, de ne pas obliger le marquage OGM sur les produit achete, les graisses dans le chocolat etc sont des regles honteuses car
elles donnet la liberte aux entreprises de faire de la m* sans nous permettre de le savoir et de choisir.

En clair une entreprise peut faire ce quelle veut ou presque mais doit integrer dans sa decision le cout associe direct ou indirect.
A nos gouvernant de mettre le bon cadre.

Est-ce que la France va s'activer a mettre en place des regles qui correspondent a notre aspiration de societe
ou l'on va continuer a etre un beni ouioui a la solde des US et son OMC ?

Anonyme a dit…

bonjour

que dire des commentaires de PS, lues sur Yahoo-03 oct.*

"Le plan social que nous envisageons se fera dans le même esprit que celui de 2003 (où) les 1.300 salariés qui avaient quitté l'entreprise ont bénéficié en moyenne de 120.000 euros et (que) moins de 30 d'entre eux sont aujourd'hui au chômage", souligne-t-il.

Cdlt

JFA

Anonyme a dit…

Réponse à : 06 octobre, 2005 10:20
Ce ne sont ‘que’ les Data Center d’HPIT (l’IT interne d’HP) qui seront consolidés aux USA … et même si cette stratégie peut donner matière à discussion (problèmes de performance réseau, risques inhérent à la co-localisation de tous les DC d’HP aux US et dans un périmètre relativement réduit, …) cela ne veut pas dire que les DCs de nos clients iront au Texas également.

Anonyme a dit…

Vu sur http://www.liberation.fr/page.php?Article=329098


La CE demande à Chirac ce qu'il attend d'elle dans le dossier HP



jeudi 06 octobre 2005 (Reuters - 14:21)




BRUXELLES - La Commission européenne a mis Jacques Chirac au défi de lui dire quelle intervention il attendait d'elle dans le dossier Hewlett-Packard, la France n'ayant toujours pas répondu à ses offres de service.

Le président français avait accusé mardi l'exécutif européen de se "désintéresser" de ce dossier après que José Manuel Barroso eut déclaré qu'il n'était pas en son pouvoir d'empêcher une multinationale de procéder à des licenciements collectifs.

Prié de dire ce que les autorités françaises demandaient exactement, la porte-parole de la Commission, Françoise Le Bail, a répondu: "C'est une excellente question. Je crois qu'elle devrait être posée à la personne dont elle émane."

L'exécutif européen a déclaré n'avoir reçu aucune réponse à sa proposition de réorienter les montants alloués à la France dans le Fonds social européen (FSE) pour atténuer l'impact des 1.240 pertes d'emploi annoncées par le groupe informatique américain en France, sur un total de 6.000 en Europe.

Il note également que Paris a été l'un des plus farouches opposants à la création d'un fonds européen d'un milliard d'euros par an pour limiter les conséquences de la mondialisation, notamment les délocalisations d'entreprises.

"C'est le genre de choses que nous savons faire", a déclaré Françoise Le Bail, qui refuse de voir les institutions européennes jouer le rôle de "bouc émissaire" des difficultés économiques et sociales rencontrées par certains pays.

"ETHIQUE DE LA RESPONSABILITE EUROPEENNE"

"Il y a aussi des choses que nous ne pouvons pas faire. Ce que nous ne pouvons pas faire, c'est d'empêcher les entreprises de restructurer quand elles respectent les lois nationales."

Barroso a par ailleurs poursuivi personnellement jeudi sa contre-offensive en invitant le président français à respecter l'"éthique de la responsabilité européenne".

"Je crois qu'il existe une éthique de la responsabilité européenne qui nous oblige à expliquer aux citoyens ce que chacun peut faire et j'appelle les hommes politiques à respecter cette éthique", déclare le président de la Commission européenne dans une interview publiée par Le Monde jeudi.

"Nous avons tous le devoir de ne pas couper la branche sur laquelle nous sommes assis, de ne pas nous attaquer aux institutions européennes, car l'Europe est plus que jamais nécessaire", ajoute-t-il.

Mardi, le président de la Commission s'en était pris au "populisme" de certains dirigeants, sans citer Chirac.

Les relations entre les deux hommes sont très tendues.

Barroso n'était pas le premier choix de la France, puisqu'il ne doit son poste qu'au veto britannique au candidat franco-allemand, le Premier ministre belge Guy Verhofstadt.

Même s'il a accepté de revoir la directive "Bolkestein" sur la libéralisation des services, sa volonté d'ouvrir ce secteur à la concurrence est mal perçue par les autorités françaises.

Selon un diplomate, Chirac tient Barroso pour responsable, du moins en partie, de l'échec du référendum sur la Constitution européenne en France, le 29 mai dernier.

Anonyme a dit…

Dépêche reçue le 06/10/05 à 14:21
La CE demande à Chirac ce qu'il attend d'elle dans le dossier HP

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a mis Jacques Chirac au défi de lui dire quelle intervention il attendait d'elle dans le dossier Hewlett-Packard, la France n'ayant toujours pas répondu à ses offres de service.

Le président français avait accusé mardi l'exécutif européen de se "désintéresser" de ce dossier après que José Manuel Barroso eut déclaré qu'il n'était pas en son pouvoir d'empêcher une multinationale de procéder à des licenciements collectifs.

Prié de dire ce que les autorités françaises demandaient exactement, la porte-parole de la Commission, Françoise Le Bail, a répondu: "C'est une excellente question. Je crois qu'elle devrait être posée à la personne dont elle émane."

L'exécutif européen a déclaré n'avoir reçu aucune réponse à sa proposition de réorienter les montants alloués à la France dans le Fonds social européen (FSE) pour atténuer l'impact des 1.240 pertes d'emploi annoncées par le groupe informatique américain en France, sur un total de 6.000 en Europe.

Il note également que Paris a été l'un des plus farouches opposants à la création d'un fonds européen d'un milliard d'euros par an pour limiter les conséquences de la mondialisation, notamment les délocalisations d'entreprises.

"C'est le genre de choses que nous savons faire", a déclaré Françoise Le Bail, qui refuse de voir les institutions européennes jouer le rôle de "bouc émissaire" des difficultés économiques et sociales rencontrées par certains pays.

"ETHIQUE DE LA RESPONSABILITE EUROPEENNE"

"Il y a aussi des choses que nous ne pouvons pas faire. Ce que nous ne pouvons pas faire, c'est d'empêcher les entreprises de restructurer quand elles respectent les lois nationales."

Barroso a par ailleurs poursuivi personnellement jeudi sa contre-offensive en invitant le président français à respecter l'"éthique de la responsabilité européenne".

"Je crois qu'il existe une éthique de la responsabilité européenne qui nous oblige à expliquer aux citoyens ce que chacun peut faire et j'appelle les hommes politiques à respecter cette éthique", déclare le président de la Commission européenne dans une interview publiée par Le Monde jeudi.

"Nous avons tous le devoir de ne pas couper la branche sur laquelle nous sommes assis, de ne pas nous attaquer aux institutions européennes, car l'Europe est plus que jamais nécessaire", ajoute-t-il.

Mardi, le président de la Commission s'en était pris au "populisme" de certains dirigeants, sans citer Chirac.

Les relations entre les deux hommes sont très tendues.

Barroso n'était pas le premier choix de la France, puisqu'il ne doit son poste qu'au veto britannique au candidat franco-allemand, le Premier ministre belge Guy Verhofstadt.

Même s'il a accepté de revoir la directive "Bolkestein" sur la libéralisation des services, sa volonté d'ouvrir ce secteur à la concurrence est mal perçue par les autorités françaises.

Selon un diplomate, Chirac tient Barroso pour responsable, du moins en partie, de l'échec du référendum sur la Constitution européenne en France, le 29 mai dernier.

Anonyme a dit…

==> Vu la depeche Reuter ci-dessus, il serait interessant de poser la question a Villepin ce soir

giorgio a dit…

Commentaire sur le post du 06 octobre, 2005 08:13

La solution ne peut-etre franco-francaise.
L'Europe manque de grands projets industriels, ambitieux, innovants, permettant de se projeter 10, 20 ou 30 ans dans le futur.
Il est de la responsabilite de nos gouvernements et de l'Europe de mettre en oeuvre au plus vite tous les moyens intellectuels et financiers pour dynamiter la spirale infernale.
Les sciences de la vie, de la terre, la physique, l'informatique, l'espace fourmillent de defis technologiques que nous pouvons relever.

Certes, c'est de la "vérité vraie" dirait l'autre. Mais la solution devrait commencer par être franco-française.
T'es-tu renseigné sur les raisons de la désertification des filières scientifiques, sur les moyens mis à la disposition de la recherche en France ?
J'ai discuté ce weekend avec un ami scientifique, prof des universités donc patron de recherche, qui me rapportait que dans sa section pour deux demi-postes d'ATER (attaché temporaire d'enseignement et de recherche c'est à dire personne ayant soutenu sa thèse de doctorat ou tout au moins en dernière année de thèse) ouverts, il y a eu 80 candidats...
Il me parlait de ses idées, de ses projets, de ses réalisations prometteuses, non encore abouties faute de moyens, du temps gaspillé à faire rentrer par petits paquets l'argent indispensable à ses travaux, il me parlait des enseignants chercheurs qu'il aimerait pouvoir recruter mais qu'il ne recrute pas parce que les postes ont là aussi été "rationalisés"...

Les défis ne manquent pas, les idées pour les relever non plus. Mais ce n'est pas avec des moyens aussi dérisoires et l'absence d'une volonté (qui je le rappelle se trouve concentrée entre les mains des politiques que toi et moi avons élus lorsqu'ils se posaient en porte-parole de nos aspirations légitimes) qu'on peut réaliser quelque chose.

Parenthèse
J'ai apprécié "la grande implosion", ouvrage de Pierre THuillier paru en 1995 dans un silence glacial... Il raconte une analyse menée en 2038 par un groupe de chercheurs sur l'effondrement de l'occident en l'an 2002.
Fin de la parenthèse

Alors Dame Réjane, je te souhaite du courage, les idées pertinentes ont fusé dans cette rubrique, que tu ne manqueras pas de rapporter fidèlement et de défendre.
Mais mon avis est qu'à un homme politique on présente les préoccupations "de la femme et de l'homme honnêtes" qui lui ont confié un pouvoir, qui se posent des questions sur le droit à l'emploi, qui investissent dans leurs enfants et s'inquiètent pour leur devenir.
C'est à lui, technicien de la politique de reformuler et de répondre "Sur le plan politique voilà ce que je pense, préconise, suis capable de faire..."
Si on se contente de lui parler de politique ou de politique économique on ne peut qu'obtenir un ronronnement d'autosatisfaction, bien éloigné de nos 1240 préoccupations.

Anonyme a dit…

Que pense de Villepin de ces grandes entreprises qui font du lobby pour que les lois pouvant les contraindre ne voient pas le jour (cf tous les points du post de 12:23 ci dessus sur lesquels on pourrait rever d'une loi).
Pour suivre le post de 11:24: ces grandes entreprises ne sont-elles pas en train de s'organiser pour etre au dessus des lois? Un monde a 2 vitesses ou les PME sont soumies à des lois nationales ou régionales les contraignant et les Très Grandes Entreprises qui n'en ont cure?

Anonyme a dit…

Read on http://yahoo.businessweek.com/magazine/content/05_41/b3954079.htm

HP's French Twist
Why its plan to lay off 1,200 in France has reverberated all the way up to President Chirac's office

Shock waves have been emanating from Grenoble ever since mid-September, when U.S. tech giant Hewlett-Packard Co. (HPQ ) announced it would eliminate more than 1,200 jobs in France. A big chunk of the cuts is likely to come from this pleasant city of 425,000 in the French Alps, where HP employs 2,400 people, about half its French work force. Angry HP workers poured into the streets when they learned of the plan, and Grenoble's mayor on Sept. 20 led a delegation to HP's Palo Alto headquarters, where he received a polite but noncommittal reception. Advertisement

The protests didn't stop there. HP's European brass were summoned to Paris on Sept. 26 for a meeting with France's Labor Minister. Prime Minister Dominique de Villepin suggested that companies might be required to sign a "code of conduct" limiting their ability to lay off workers if, as in HP's case, the government financed road works and other improvements benefiting their factories. President Jacques Chirac even asked the European Commission to intervene, although his request was quickly rebuffed. HP, for its part, appears undeterred. "We all know how politicians are. For better or for worse, this has provided them a platform to get some air time. But we don't feel it's going to impact our ability to do what we've announced," Todd Bradley, executive vice-president of HP's Personal Systems Group, told an investors' conference in San Francisco on Sept. 22.

Grenoble seems an unlikely site for such an uproar. For more than a decade it has billed itself as France's answer to Silicon Valley -- and with good reason. It is a world-class research center, with scores of public and private labs studying everything from advanced materials to microelectronics. In valleys leading out of the city, cow pastures have given way to office parks and gleaming factories run by multinationals such as Royal Philips Electronics (PHG ) and STMicroelectronics (STM ), as well as successful local companies such as Sofileta, a manufacturer of high-tech industrial textiles, and IT company Groupe Silicomp. At 8.7%, Grenoble's unemployment rate is well below the national average of 10.1%. The tech workforce of 25,500 is set to grow over the next few years as Grenoble and the surrounding Isère region get a major infusion of aid from Paris to encourage nanotechnology research and development. "Can the local economy absorb the shock from HP? Yes," says Jean-Paul Giraud, president of the Agency for Studies and Promotion of Isère.

So why all the protests? Politics, for one thing. Chirac and his government have made fighting unemployment their top domestic priority. News of the HP layoffs plays into national fears that France is losing jobs to lower-cost countries in Eastern Europe and Asia. Companies such as Philips and IBM have already eliminated hundreds of jobs in France in recent months while expanding their payrolls in places such as Poland, China, and India. HP hasn't said whether any of the jobs in Grenoble will be transferred elsewhere. But employees note the company has a fast-growing facility in Slovakia that performs some of the same functions as its site in the Grenoble suburb of Eybens, which handles an array of functions from customer support to software development.

Eric Gaudé, an engineer at the Eybens facility, says that many laid-off workers could probably find other jobs in the area -- though probably not as high-paying as at HP, where employee unions say the average annual salary is about $48,000. The deeper fear, he says, is that HP, which first set up shop in Grenoble in 1971, will eventually shutter most of its operations here: "There's a sense of treason."

Grenoble's authorities have complained bitterly that when HP wanted to expand the Eybens site in 1998, local governments spent more than $2 million to acquire and clear a piece of adjacent property that they then resold to the company for less than $500,000. Patrick Starck, the president of HP France, says HP never promised to create jobs in exchange for the assistance. Moreover, he says that over the past decade HP has paid more than $840 million in French taxes, including about $90 million to the municipality of Eybens. "We've been a good citizen," he says.

Dig a little deeper, and there's still another reason for Grenoble's angst. Despite generous seeding from Paris, the Silicon Alps region has not developed the rich ecosystem of high-tech startups and spin-offs that makes Silicon Valley's labor market so resilient. True, government research sites such as the Laboratory for Electronic and Information Technology (LETI) have served as incubators for some successful startups. One is Soitec, a 13-year-old company with $167 million in annual sales that is a world leader in supplying advanced insulation technology to the semiconductor industry. Yet unlike Silicon Valley, it's relatively rare in Grenoble for people to quit their jobs at one of the big high-tech outfits and take a stab at starting their own businesses. Of 48 recent high-tech startups listed by the local economic development agency, only a dozen were spun off from other companies, while the rest were hatched at government labs. "France does not have a culture of risk and entrepreneurship," says Alain Lefebvre, one of four former HP employees who started VoluBill, a Grenoble-based company that provides customer-billing technology to mobile-phone operators.

Risk aversion may be one part of the problem, but government regulations are another. Even a startup like VoluBill, with 55 employees, has to give two months' paid vacation to its employees because of worker-friendly French labor laws. Strict anti-layoff laws mean that workers at big companies have come to expect that their jobs are guaranteed for life -- unless the company pays them handsomely to leave. That's what happened at HP in 2003, when the company eliminated 1,300 jobs in Grenoble through early-retirement plans and buyouts that topped $250,000 for some workers. Under those conditions, it's hardly surprising that few employees strike out on their own.

The outlook for Grenoble isn't all gloomy. The pace of high-tech business creation has picked up since 1999, when France passed legislation allowing government researchers to take leaves of absence to start innovative businesses, says Jean-Bernard Schmidt, president of venture-capital group Sofinnova Partners in Paris. More recently, France's center-right government has started providing tax breaks to companies trying to commercialize new technologies, while relaxing some regulations on small businesses. For instance, in August, a new type of contract was introduced that allows companies with fewer than 20 workers to fire new hires more easily. Some 30,000 such contracts were signed in August alone.

French startups also are benefiting from greater access to venture capital. Sofinnova has financed recent startups originating from such French giants as defense and electronics group Thales and pharmaceutical maker sanofi-aventis Group (SNY ). "The ingredients are now there," says Schmidt. But the allure of the Silicon Alps may no longer be enough to captivate HP and other multinationals.

Anonyme a dit…

Part of the E.U,'s budget -the European Social Fund -can be used to help retrain and find new jobs for the people who are being laid off.
France already is receiving around EUR1 billion a year to help its economy restructure, von Schnurbein said.

Que fait le gouvernement de ces financements european pour restructurer l'economie en France?

Anonyme a dit…

On dirait que les cadres superieurs d'HP au moins sont en train de rendre compte de la vraie vie, des incoherences de la politique menée, des insuffisances de l'Europe et du boulevard ouvert au liberalisme.

Monsieur le 1er Ministre, si la France d'en bas comme on dit englobe jusqu'au cadres des multinationales; comment le pouvoir en place va resister à la vague déferlante qui va lui tomber dessus ?

21 avril, régionales, référendum; what's next ?

et Mr de l'opposition, n'oubliez pas, le 21 avril il était pour vous et si la politique GLOBALE ne change pas, cela ne serait pas la dernière fois!

Anonyme a dit…

As already posted in the english blog. Article from business week is fun but closer to the way US people wants to see France rather than reality and exactness.

For sure France is not as perfect but will you describe ONLY Palo Alto as an unaffordable area requiring hours in cars going@work and having employees ready to go working for competition within a minute ?

gillou a dit…

Bien pour un label citoyen mais quid des marchés publics qui ne visent que le moins disant et donc favorisent le prix à la qualité.
HP perd largement plus de projets que ses concurrents qui ne produisent pas en France! Dell emploie combien de persones en France, certainement pas 4800,mais plutot qq centaines ! Cherchez l'erreur.

Anonyme a dit…

Je suis tres pessimiste, nous sommes devenus les ouvriers de l'informatique , meme avec bac+5 !
Notre formation/experience/valeur-ajoutee compte desormais pour du beurre. Nous sommes desormais un numero d'employe avec un cout, rien de positif, que du negatif. C'est desolant , on constate qu'un tavailleur avec une formation superieure, l'anglais, un telephone et un PC peut travailler de n'importe ou. Il n'y a plus d'interet pour le coeur de metier, tout est une affaire financiere.
Il faudrait redonner le pouvoir aux ingenieurs et arreter de confier notre avenir a des financiers.
Nous sommes dans le meme panier que les ouvriers de la Chaussure a Roman.

le concombre masqué a dit…

logique de l'absurde totale.
pour faire pression contre les licenciements, Villepin - dans son show starac - promet de façon explicite des mesures de rétorsion contre HP (les contrats gouvernementaux!)..qui risque de produire quoi...des licenciements !
chercher l'erreur

Anonyme a dit…

Bravo Réjane pour la prestation télévisée!

Anonyme a dit…

ouvrier ou ingenieur , meme combat , ca fait rever !!!


Il y a quelques années lors de la vente de l'atelier de réparation du site de grenoble , de nombreux non-cadres étaient dehors alors que de nombreux ingénieurs BAC+5 continuaient leur boulot.
Nombreux étaient les non-cadres qui nous disaient "votre tour viendra, alors venez avec nous !!" et même aujourd'hui certains se sentent intouchables (et je pense particulièrement à ceux qui roulent en volvo ou espace, ils vont encore rester un petit moment) et ca c'est le plus fort.

Je crois que le défaut de nos sociétés modernes c'est la culture de l'individualisme à l'extreme...

Anonyme a dit…

Peut-on comparer Dell et HP ?

Peut-être Dell et la division PC /serveurs Windows à la rigueur.

Anonyme a dit…

Je viens d'ecouter l'emission: je suis decu par le centrage énorme sur De Villepin qui parle trop et écoute peu, voir coupe la parole.
Rejane a bien présenté et parlé le temps qu'elle a pu mais aucun sujet n'etais traité en profondeur...Ce n'etais qu'un constat de bonnes intentions.
Dommage, un echec pour moi pour cette emission que peu on du suivre jusqu'au bout.

Anonyme a dit…

Bravo Rejane d'avoir été clair non polémique dans une situation bien difficile. BON JOB !

Anonyme a dit…

Je voudrais répondre à la personne qui dit être devenu "l'ouvrier de l'informatique". J'ai quitté HP en 2003 après y avoir passé plus de 20ans. Ce qui frappe immédiatement à l'extérieur (je parle du privé, société type PME/PMI), c'est la nécessité de l'efficacité individuelle. Tous les jours de se poser la question "qu'est ce que j'ai fait de concret et d'efficace", au sens client, au sens rentabilité. Et c'est vrai pour toutes les fonctions, de la plus basse à la plus haute de la hiérarchie.
C'est ainsi à mon sens que l'on mesure la fameuse valeur ajoutée dont tu parles, et qu'elle a une chance d'être "reconnue". Or il faut reconnaitre qu'HP est beaucoup trop tournée sur elle-même, trop d'interne (réunions, procédures, revues, etc...). Attention, je ne dis pas que les gens ne font rien, ne travaillent pas ou ne s'impliquent pas, je dis simplement que lorsque l'on est dans le système HP, on en oublie 'souvent' les fondamentaux. J'ai aussi conscience que ceux qui sont visés par le plan ne sont pas forcément ceux qui sont les moins efficaces, je pense notamment à l'europe, régulièrement et justement visée mais rarement touchée.
Mais en tous cas, face à ce manque de "valeur ajoutée" comme tu l'exprimes, alors oui, la délocalisation est facile à mettre en oeuvre pour les actionnaires, car peu risquée.

Anonyme a dit…

beaucoup ont été déçus de l'émission, mais qu'attendions-nous de celle-ci ?? qui pensait que DdV allait sortir le lapin du chapeau ??? Eh les gars " faut pas rêver", l'émission a fait une bonne audience d'écoute, c'est le principal. On sait que DdV passe ses vacances à La Baule et que son mot favori est "connard".
la prochaine émission aura comme invité Nicolas Sarkozy, après ce sera l'Abbé Pierre, puis Zinédine Zidane et après c'est Noel..

Anonyme a dit…

Euh moi je prefere Zidedine avant Sarko.. si c'est possible. On peut demander a Rajane, mainteant qu'elle connais M'dame Chabot. Donc L'Abbe Pierre, ZZ, et Sarko (faut qu'il se remette de ses migraines..)

RejanedV a dit…

La prochaine fois ce sera sur "la gauche"... alors j'imagine plus facilement Sarkozy en duplex pour contrer l'invité que Zinedine!!!...

Anonyme a dit…

C'était Fun et les bonnes questions ont été posées. Sauf que les réponses ont été politiquement flous...Que comptent nous proposer les medias sur HP prochainnement? Surement beaucoup de choses mais en attendant il est de bon ton de demander "qu'est ce que vous pensez de Hewlett-Packard?" Et la je réponds "Faut voir..." Demandez donc à Réjane ;-)

Anonyme a dit…

les médias devraient finir par s'essouffler sur le sujet, c'est logique...

CFTC HP a dit…

Le sujet "A vous de juger" a fusionné avec celui-ci, car il a fallu expurger quelques règlements de compte malvenus suite à cette émission . Voici les posts conservés :

AP : Face aux licenciements au sein d'HP, le Premier ministre Dominique de Villepin en a appelé jeudi soir sur France-2 au "principe de solidarité" européen.

"Le président de la République a interpellé la Commission" européenne, a rappelé le Premier ministre. Car "dès lors qu'il y a plusieurs pays européens concernés (...) il y a un principe de solidarité".

"Est-ce qu'à un moment donné, la Commission, l'Europe n'a pas vocation à défendre les intérêts" de tous les Etats concernés face à Hewlett-Packard, a-t-il demandé, au lieu que "chacun de ces pays se battent pour essayer d'attirer un peu plus d'emplois vers eux".

Concernant la France, "nous espérons beaucoup que la réduction de 1.240 postes sera considérablement et sensiblement revue". "Nous ne baissons pas les bras. Nous saisirons toutes les opportunités" pour "faire valoir l'importance de la défense des emplois dans notre pays", a-t-il promis, "notre mobilisation est entière".

French Prime Minister Says European Solidarity Should Have Been at Play in Saving Hewlett-Packard Jobs

PARIS (AP) -- French Prime Minister Dominique de Villepin held out the "principle of European solidarity" on Thursday as a reason for the European Commission to act to save jobs being shed on the continent by Hewlett-Packard Co.

President Jacques Chirac on Tuesday chided the commission for failing to defend European interests. The commission had rejected his appeal to examine the American computer company's European-wide layoff plan.

Villepin, speaking in an interview on France-2 television, said that Chirac had addressed Brussels because other countries were affected by the planned firings.

"As soon as there are several European countries concerned ... there is a principle of solidarity," Villepin said. "At a given moment, doesn't the commission, Europe, have a vocation to defend the interests" of all the states, rather than "each of these countries working to try to attract a few more jobs?" Villepin asked.

However, Villepin said France would not give up trying to get Hewlett-Packard to soften its restructuring plan in France.

"We very much hope that the reduction of 1,240 posts will be considerably and appreciably" reduced, Villepin said.

"We won't give up ...," the prime minister said.

07 octobre, 2005 00:56

Le ton est monté jeudi entre la Commission européenne et les autorités françaises, après les attaques de Jacques Chirac accusant Bruxelles de ne pas s'impliquer dans les dossiers sociaux.

Sur un ton particulièrement ferme, le président de la Commission José Manuel Durao Barroso a appelé le président français à cesser ses attaques contre les institutions de l'UE, pour »ne pas couper la branche sur laquelle nous sommes assis», dans une interview au journal Le Monde de jeudi.

Le parti socialiste, pourtant très éloigné des vues libérales du chef de la Commission, a lui aussi vertement critiqué les »déclarations intempestives» du chef de l'Etat, y voyant une tentative pour »faire de l'Europe le bouc émissaire des difficultés françaises».

Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, a accusé mercredi soir le gouvernement et M. Chirac de se »défausser» de leurs responsabilités sur Bruxelles, au moment où le Premier ministre Dominique de Villepin fait face à sa première tempête sociale.

Faisant mardi sa rentrée médiatique un mois après son accident vasculaire du 2 septembre à l'occasion du 24e sommet franco-italien, M. Chirac s'en était pris avec virulence à la Commission, jugeant »pas normal» que celle-ci »se désintéresse» des licenciements prévus en Europe par le géant américain de l'informatique Hewlett-Packard.

La Commission s'était déclaré incompétente après avoir été saisie par le président français de la décision du géant américain de l'informatique Hewlett-Packard de supprimer 6.000 emplois en Europe dont 1.240 en France.

M. Chirac avait ajouté que »l'une des raisons qui expliquent le désaveu actuel de l'Europe, c'est ça», dans une allusion au non français à la Constitution européenne qui a été nourri par une défiance vis-à-vis d'une Europe jugée trop libérale.

La riposte du président de la Commission ne s'est pas faite attendre. »Je crois qu'il existe une éthique de la responsabilité européenne qui nous oblige à expliquer aux citoyens ce que chacun peut faire et j'appelle les hommes politiques à respecter cette éthique», a déclaré M. Barroso au Monde.

Il a aussi fait valoir que la Commission n'était pas restée les bras croisés et s'était notamment dite prête à recevoir les syndicats de HP.

Peut-être soucieux de ne pas laisser la querelle s'envenimer - d'autant que Paris reproche aussi à la Commission des »concessions» unilatérales dans les négociations sur la libéralisation du commerce mondial -, des diplomates français évoquent »un malentendu» avec l'exécutif de Bruxelles.

On »ne demande pas que l'UE se substitue aux Etats mais prenne l'initiative de rassembler les Etats qui ont des difficultés communes», par exemple en proposant un dialogue entre ces pays et l'entreprise qui prévoit un plan social au niveau européen, souligne-t-on dans les milieux diplomatiques français.

La ministre déléguée aux Affaires européennes, Catherine Colonna, et le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, ont écrit le 21 septembre en ce sens au commissaire européen aux Affaires sociales, Vladimir Spidla, rappelle un diplomate.

Jacques Chirac »souhaite une Commission politique, car les responsabilités dévolues à l'UE sont telles qu'on a besoin qu'elle assume aussi ce genre de missions», ajoute-t-on de même source.

07 octobre, 2005 01:17

"L'intérêt de cette entreprise n'est certainement pas de donner l'image d'une société qui se moque de l'emploi et des salariés". Une des réponses du Premier Ministre reprise par la presse.

07 octobre, 2005 01:28

Anonymous said...

Exercice difficile que de bien présenter et parler devant les cameras et en direct; Rejane tu étais parfaite! J'aurai aimé que tu puisses poser plus de questions...Mais avec les medias et les politiques c'est difficile d'en placer une!

"Nous sommes intéressés au maintien de Hewlett-Packard (HP) en France". Nouvel Obs reprenant DdV.

07 octobre, 2005 08:33

Anonymous said...

LE MONDE A L'ENVERS

Pendant que Rejane (et son mari Jean-Francois, salut Jean-Francois !) sont sur le plateau de France2 avec Villepin, ....
la direction de HP France publie sur son intranet l'article du CANARD ENCHAINE denoncant la bevue du meme gouvernement Villepin sur le remboursement des soi-disants "aides publiques" recues par HP en France.

http://athp.france.hp.com/docs/restructuration/Medias/Canard%20enchainé%205%20oct%2005.doc

Tout cela donne une grande impression de serieux gouvernemental

Generalement ce sont les patrons qui cherchent a se montrer sur les plateaux TV et les syndicalistes sont reduits a faire appel aux denonciations du Canard enchainé.

Ca sent le souffre pour Stener s'il n'a trouve qu'un seul allié mediatique pour defendre la cause d'HP en France, le Canard Enchaine.

En cherchant bien, il trouvera peut-etre bientot "Charlie Hebdo".
Bal tragique a Issy-Les-Moulineaux...

07 octobre, 2005 08:42
Anonymous said...

La direction du service du personnel HP France nous diffuse sa desormais familiere feuille de chou interne: V(ery) hp

A ma grande surprise pas un mot sur le plan social francais en 14 pages dans ce numero d'AUTOMNE 2005!
Au chapitre social, cette brochure nous livre juste un long article sur le partenariat d'HP avec le SAMU social de Paris. C'est vrai que depuis peu, Starck en est devenu l'un des PARRAINS.

Avant de boucler ce numero , la direction du personnel HP FRANCE aurait ete bien avisee de s'informer aupres des medias francais (TV , radios). Au lieu de cela elle maintient un SILENCE ASSOURDISSANT SUR 1240 LICENCIEMENTS

... Elle aurait pu ainsi economiser l'impression de 5000 brochures sur papier glace... et de sauver un poste pendant 1 mois

Mr HURD, HP FRANCE depense sans compter

07 octobre, 2005 08:58
Anonymous said...

Nous sommes récupérés!

VIDE, VIDE, VIDE... C'est ce que j'ai retenu de l'emission d'hier soir. Villepin devrait ouvrir un site www.botte.en.touche.fr

Apres tout, pourquoi pas? Il faut simplement constater que ce ne seront jamais les politiques qui resoudront nos problemes. A nous ne nous prendre en main, acceptons le.
Chaque fois que nous avons eu des difficultés dans le passé nous les avons surmontées grace a des leaders qui ont su motiver les troupes et convaincre nos dirigeants. ==> Syndicats, ou en etes vous cote "force de proposition"? Avez-vous mis la main sur la ou les perles rares (internes) qui ont ces potentiels?

07 octobre, 2005 09:01
Anonymous said...

Merci Réjane.

As-tu pu poser tes questions librement ou bien as-tu été "aidée" par les journalistes ?

07 octobre, 2005 09:02
Anonymous said...

Fort du soutien renouvelé du monde politique, il est maintenant grand temps que la Direction d'HPF et HP-CCF avance dans ses discussions avec les personnels.

07 octobre, 2005 09:06
07 octobre, 2005 09:19
roulette-placard said...

Bonjour, pour ceux qui n'ont pas pu assister à l'émission, est ce que quelqu'un peut faire un bref résumé des questions posées par Réjane (et des réponses). Merci.

07 octobre, 2005 09:42
Messieurs de L'Intersyndicale, SVP restez unis, maintenant que le rapport de force est établi!!!
Ne faites pas le jeu de la direction, qui n'attend que votre division!!!
SI VOUS AVEZ DES SOUCIS DE DIVISON, VENEZ LES EXPOSER EN AG, POUR QUE CHACUN PUISSE ETRE INFORME ET PUISSE APPORTER SES COMMENTAIRES, IDEES...

07 octobre, 2005 10:09
CFTC HP said...

Il n'y a pas de division sur la stratégie tant que la direction ne revient pas vers nous avec de nouvelles propositions, et là il y aura des assemblées générales pour en discuter avec vous.

07 octobre, 2005 10:11
Anonymous said...

"The Europeans and especially the French hoped for a silicon miracle economy. In the 60's it looked as if France was a possibility outside of UK. They were pretty good with aerospace, and nuclear energy and even some software. And Thomson puttered around with semi-conductors. Grenoble looked as good as any location. Bill and Dave also knew France from WWII.

Alas, 20 years proved that there was only room for one silicon miracle. The best any other region can hope for is a secondary tag along technology region. We have a number here in the States, the latest of which appears to be IBM's Albany site. There are sites in China and India and maybe Ireland.

The cost of doing business in Silicon Valley and in Grenoble are prohibitive. Why be in Grenoble at those costs. Better off in Silicon Valley.

Did not know hp is in Slovakia. Sounds wonderful for the rest of the jobs which don't need to be in SV.

Let the politicians rant. Close
Grenoble. Go Czechoslovakia.
"
Voici ce que je viens de trouver
dans le blog de yahoo finance, sur ce que disent nos confreres de hpus
!!! non seulement ils sont ignares, a part les sites us ils ne doivent pas s'occuper du reste, mais en plus ils sont medisants.
Anonymous said...

Je viens d'apprendre que nos collègues italiens ont annoncé un débrayage d'une heure aujourd'hui, suite à la visite de Randy Mott à Milan cette semaine. Il n'a en effet pas voulu répondre à une question sur le devenir du site.
Forza Milano, siamo con voi !

07 octobre, 2005 11:21
Delete
Anonymous said...

à voir et lire

http://www.silicon.fr/getarticle.asp?ID=11802


Anonymous said...

Pour repondre au message de JFA de 11h18, les personnes susceptibles de passer à l'antenne ont été contactées par l'assistante d'Arlette Chabot.
C'etait mon cas et ils souhaitaient faire parler une femme. J'ai decline pour des raisons de sante.
Je suis une fille, vous l'aviez compris, et nous n'etions que 2 ...

Si cela peut servir les salaries d'HP d'avoir participe, tant mieux mais mieux vaut ne pas se faire d'illusions.
That's show business !

Nelly

07 octobre, 2005 12:10
Anonymous said...

J'espere que ceux qui ont regardé l'emission n'etaient pas que focaliser que sur HP !!??

L'echange avec les personnes a ete bref, certes. Mais les personnes assises a la meme table que Rejane etaient tres tres loin de nos conditions. Alors continuons a nous defendre, mais gardons a l'esprit de relativiser quand meme.


07 octobre, 2005 12:45
Anonymous said...

Quid de la reunion avec Mark Hurd?



Bonjour,
Ces derniers jours, vos représentants de l’intersyndicale n’ont pas été inactifs comme vous avez pu le voir, le lire ou l’entendre.
Hier jeudi, après une dizaine de jours de préparation, une intervention attendue a eu lieu sur France 2 avec le premier ministre de Villepin. Merci à Didier Pasquini pour le temps passé à la préparation de cette émission, aux salariés qui avaient répondu présents pour le cas où (Nelly, Marie-Pierre, Cyrille, Jean-Luc, Jean-Francois, Christian) et à Réjane pour avoir été finalement choisie, honneur aux dames !

Toujours hier, un meeting tenu complètement secret jusqu'au dernier moment à la demande de la Direction d’HP a eu lieu à Dusseldorf (Allemagne) entre :
· Marc Hurd, CEO HP
· Francesco Serafini, Directeur EMEA HP
· Wally Russel, Relations sociales HP Europe
· Werner Sczeponik, Secrétaire du CE Européen
· Christophe Hagenmuller, membre du bureau du CE Européen
· Olle Kvist, membre du bureau du CE Européen

A l’issue de la réunion d’environ 1h, un communiqué validé par la Direction d’HP est parti à l’attention des membres du CE Européen.
Christophe a également informé l’intersyndicale HP France du contenu de cette réunion.
Vous trouverez ci-après le communiqué fait aux élus du CE Européen, les documents utilisés pendant cette réunion, ainsi que notre analyse à l’issue de cette rencontre, d’autres discussions informelles avec des dirigeants HP et du coffee talk de Mark Hurd avec les salariés HP de Dusseldorf (ce coffee talk a eu lieu le même jour et les salariés allemands ont posé plusieurs questions sur les évènement en France).
Communiqué aux membres du CE Européen à l’issue du meeting (traduction faite par nos soins) :
Chers collègues du CE Européen,

Notre demande de rencontre avec la Direction d’HP a reçu un accueil favorable. L’organisation de cette réunion a été faite au dernier moment et devait rester totalement confidentielle. La rencontre a eu lieu jeudi 6 octobre et le nombre de participants était limité à trois personnes. Le bureau du CE européen a décidé que Christophe Hagenmuller, Ole Kvist and Werner Scezponik participeraient. Coté Direction, nous avons rencontré Mark Hurd, Francesco Serafini et Wally Russel.
Nous avons préparé 4 slides et un document Word que vous trouverez ci-joint. La réunion démarra dans une atmosphère glaciale, le CE Européen étant perçu comme responsable de la spirale négative, de la couverture presse négative et de l’impact négatif sur l’image d’HP.
Nous avons ensuite commenté la situation et pourquoi nous pensons qu’il est important de ne pas seulement parler d’une meilleure exécution mais aussi d’une stratégie d’investissement pour le futur. Nous avons alors été surpris positivement par Mark Hurd qui a commencé par dire qu’il reconnaissait le besoin de progresser en étant volontaire sur le plan business. Ce que nous avons compris : il veut non seulement améliorer les process et rendre certaines fonctions plus efficaces (IT, Finances, etc), il veut aussi en même temps investir en R&D, dans les ventes et le marketing (demand generation) et dans les services. Il nous a dit qu’il veut non seulement continuer à vendre en volume des produits à faible marge comme les PCs mais aussi entrer dans une nouvelle ère pour développer et vendre davantage des produits et des services à haute valeur ajoutée p our assurer la croissance d’HP dans le futur. Il nous a dit que Francesco Serafini avait toute sa confiance pour déployer cette stratégie en Europe.
Il se prononce clairement pour la création de nouveaux postes et non pour la protection des postes existants qui doivent évoluer.

Nous lui avons dit que les employés Européens veulent pouvoir bénéficier de ces postes et montrer qu’ils peuvent contribuer au succès d’HP.
Notre lecture et analyse

Nous vous passons les détails des négociations aboutissant à la désignation des représentants du CE Européen. Secret absolu exigé, grandes discussions autour de la participation d’un français, etc, il aura fallu presque une semaine pour finaliser la rencontre avec la Direction.
Nous avons trouvé un Mark Hurd à la foi sûr de lui, déterminé à dérouler son plan de réorganisation et en même temps embarrassé voire énervé par l’agitation qui ne correspond pas à l‘image qu’il veut pour HP. Nous lui avons dit que nous voulons travailler pour le développement de l’entreprise et que la contradiction entre l’action actuelle en France et cette volonté devrait prendre fin si la Direction accepte de renouer le dialogue.
Nous avons insisté sur le fait qu’une meilleure exécution ne devait pas freiner l’innovation et que HP avait les moyens d’investir maintenant sans attendre les résultats de la réorganisation. La Direction nous a semblé partager cette vision.
Nous avons passé du temps à expliquer qu’en communiquant sur les suppressions de postes sans mettre en parallèle des investissements et des perspectives était totalement démotivant pour les salariés et qu’il fallait donner des signes tangibles de la pérennité des activités dans nos pays européens. Là encore, la Direction semble accepter ce point de vue. Mark Hurd nous a alors un peu surpris en disant qu’il comprenait que les employés avaient besoin de savoir où allait l’entreprise, qu’il l’avait déjà dit mais qu’il fallait renforcer ce message : HP va non seulement exécuter mieux mais aussi devenir agressif sur le plan business en investissant dans des domaines clé (R&D, ventes et marketing et services à valeur ajoutée notamment autour des logiciels). Cette agressivité devrait créer de nombreux emplois et permettre à des employés dont le poste sera it supprimé de se redeployer.
Nous avons également évoqué précisément la situation française, coté politique comme coté salariés (35h, compétitivité, créativité, etc). Le contenu de ces échanges restent confidentiels à la demande de la Direction, nous avons simplement l’impression (impression confirmé l’après-midi, voir ci-dessous) que les français ne sont plus vu comme des voyous ou des empêcheurs de tourner en rond.
Dans l’après-midi, lors du coffee talk, Mark Hurd et Francesco Serafini ont précisé quelques points notamment suite à des questions de salariés concernant la France :· La Direction d’HP ne s’est pas engagé à réduire le nombre de postes supprimés en France. Par contre, en France comme ailleurs, HP fera tout pour créer de l’activité là où cela fait du sens et cela permettra de réduire de nombre final de suppressions de postes (fameuse différence entre WFM = workforce management et WFR = workforce reduction après redéploiement, attention nous sommes loins d’être convaincus comme d’autres représentants européens que le ratio WFR = 1/2 WFM observé depuis deux ans sera aussi favorable cette fois-ci),· La France est un pays important pour HP, elle représente le quatrième marché pour HP dans le monde, les salariés français sont très compétents et qualifiés et HP y a des clients important,
· La Direction a dit clairement qu’elle restait insensible à l’action politique « je gère une entreprise, je ne fais pas de la politique »,· Mark Hurd a insisté sur le fait que les pays qui essayaient de faire de la résistance en protégeant à tout prix les emplois se mettaient à l’écart du renouveau de l’entreprise et en subiraient les conséquences,· Le message « nous réduisons dans certains secteurs comme IT, RH, Finance, etc » est maintenant largement complété par un discours « nous allons être très agressif pour générer de la croissance » et l’exemple des logiciels (OpenView, etc) a été abondamment commenté par Mark Hurd,
Entre les discours et la réalité, nous mesurons bien le travail qu’il faut encore accomplir pour sortir de la crise en France, réduire l’impact du plan annoncé et préserver l’avenir. D’autres initiatives sont en cours pour progresser sur ces dossiers. Nous continuerons d’y travailler de manière constructive.

07 octobre, 2005 13:03
Anonymous said...

BRAVO!

Enfin quelque chose de concret! Ce n'est qu'une etape, mais elle est tres importante!

Merci de nous redonner un peu d'espoir!

07 octobre, 2005 13:06
Anonymous said...

Plus je vois ce que font nos leaders syndicaux et plus je me dis qu'ils seraient peut-etre les leaders tout indiqués pour se pencher sur ces nouveaux axes d'innovation. Je suis tres impressionné.

07 octobre, 2005 13:12
Anonymous said...

Et dire que certain salariés connaissent déjà leur futurs jobs dans la nouvelles organisation..... de la même manière qu'en 2003 certain ont déjà l'organigramme (bien sur rien d'écrit) nominatif de la future organisation

07 octobre, 2005 13:23
RejanedV said...

Bonjour et un grand merci pour vos messages avant et après l'émission.
Je viens de rentrer de Paris et je commence par rendre une petite visite au blog.

c'etait une expérience très intéressante et aussi assez impressionnante... j'aurais bien aimé pouvoir poser toutes les questions que j'avais préparé en m'appuyant sur vos idées mais la partie questions/réponses s'est trouvé coincée entre la première partie qui a duré longtemps et François Hollande qui attendait en duplex. Il a fallu abréger.

J'ai senti que je n'allais pas avoir le temps prévu car les autres personnes devaient normalement poser chacun une 2e question avant que ce ne soit mon tour. J'ai commencé par ce qui me semblait le plus important, c'est à dire savoir
- si le 1e ministre qui a pour priorité l'emploi est ou pas révolté par le fait qu'une entreprise qui fait des bénéfices licencie un quart de ses effectifs
et surtout
- comment on peut motiver les entreprises implantées en France pour qu'elles aient intérêt à rester et à implanter de nouvelles activités.
- et quelle marge de manoeuvre a vraiment le gouvernement pour empêcher des licenciements décidés à un niveau européen ou US.
J'aurais surtout aimé avoir une réponse bien concrète à la partie implantation de nouvelles activités.

Les autres personnes qui posaient des questions étaient aussi déçues de pas avoir eu le temps d'aborder d'autres points, des points importants. Par exemple Michel,(qui a envoyé 3000 CV)voulait aborder le fait qu'il cherche un emploi depuis 3 ans (donc depuis l'âge de 44 ans) et que son âge est un obstacle.

un grand merci à tous ceux qui ont proposé des questions sur le blog et merci aussi à Jean Paul qui m'a aidé à préparer.

Réjane

07 octobre, 2005 14:11

MAIS POURRIEZ-VOUS COMMUNIQUER A L'ENSEMBLE DES SALARIES L'EVOLUTION DU PLAN D'ACTION ACTUEL?
QUELLES SONT LES PROCHAINES ETAPES?

D'avance merci.

07 octobre, 2005 15:06

Anonymous said...

Villepin a vraiment apprécié les conditions de travail en Espagne : Voici un exemple concret dans le domaine de l'informatique. On recherche un mouton à cinq pattes pour 16000 euros par an (bruts ?) aux 3/8
http://www.anpe.fr/actualites/opportunites_emploi/techniciens_ingenieurs_3490.html

07 octobre, 2005 16:11

Jeck said...

Tres interressant artcicle dans le monde aujourd'hui: Hewlett-Packard : s'en sortir par le haut

Quitter hp et fonder ou rejoindre une boite crée par des des anciens hp, c'est bien ce que je compte faire.
Puisque nous nous auto-congratulons (qualifiés, inventifs, volontaires, ...), lancons nous dans notre propre aventure et créons du business en France et en Europe, puiqsue nous ne voulons plus dépendre de multi-nationales américaines.
Au lieu de ça, nous ne pensons qu'a offir notre travail à une société qui devient de plus en plus américaine et qui ne nous considére que comme des ressources.

Bon, en ce qui me concerne, j'ai la volonté, mais pas l'idée ...

08 octobre, 2005 00:39
Anonymous said...

L'europe s'en fout, puisque les emplois supprimés dans certains pays Européens seront transférés dans d'autres pays Européens (Roumanie, Slovaquie)...pour l'Europe ça reste en Europe...

Quelles ont été les réponses données par Villepin aux questions de Rejane ?

08 octobre, 2005 08:42

Anonymous said...

Les réponses de de Villepin aux questions de Réjane, à compléter pour ceux qui ont de la mémoire ou un magnétoscope :

- si le 1e ministre qui a pour priorité l'emploi est ou pas révolté par le fait qu'une entreprise qui fait des bénéfices licencie un quart de ses effectifs --> c'est une bonne question, ce n'est pas normal et c'est pour cela que le gouvernement se même de la question en convoquant la direction et en saisissant la commission européenne. Il en a appelé au "principe de solidarité" européen. "Le président de la République a interpellé la Commission" européenne car "dès lors qu'il y a plusieurs pays européens concernés (...) il y a un principe de solidarité".
"Est-ce qu'à un moment donné, la Commission, l'Europe n'a pas vocation à défendre les intérêts" de tous les Etats concernés face à Hewlett-Packard, a-t-il demandé, au lieu que "chacun de ces pays se battent pour essayer d'attirer un peu plus d'emplois vers eux" ?.
Concernant la France, "nous espérons beaucoup que la réduction de 1.240 postes sera considérablement et sensiblement revue". "Nous ne baissons pas les bras. Nous saisirons toutes les opportunités" pour "faire valoir l'importance de la défense des emplois dans notre pays", a-t-il promis, "notre mobilisation est entière".

- comment on peut motiver les entreprises implantées en France pour qu'elles aient intérêt à rester et à implanter de nouvelles activités.
pas vraiment eu de réponse... "L'intérêt de cette entreprise n'est certainement pas de donner l'image d'une société qui se moque de l'emploi et des salariés".

- et quelle marge de manoeuvre a vraiment le gouvernement pour empêcher des licenciements décidés à un niveau européen ou US.
retour à la réponse un avec une menace sous-jacente sur les commandes publiques. ""Nous sommes intéressés au maintien de Hewlett-Packard (HP) en France"

08 octobre, 2005 09:28

Anonymous said...

J'aimerai une précision pour comprendre. D'un côté, on dit que "la balle est chez la Direction". De l'autre, on dit ne pas souhaiter négocier avant d'avoir un ok sur 740 sup de postes au lieu de 1240.
Alors voikla la question : Dans le cas ou la Direction ne peut pas accepter ce préalable pour diverses raisons, en quoi la balle est-elle toujours dans son camp ?

08 octobre, 2005 13:01

CFTC HP said...

Voilà la précision demandée

Les syndicats, soutenus par une majorité d'employés, ont dit clairement ce qu'ils voulaient : moins de 15% de suppressions de poste et des projets d'investissements durables. Mais le 23 septembre, la direction n'a pas dit ce qu'elle voulait elle avec autant de précision. Hors s'engager dans une négociation hors Comité d'enteprise est un choix que l'intersyndicale ne peut faire qu'avec
la certitude d'obtenir des résultats significatifs. Et pour cela il faut que tout le monde joue cartes sur table. C'est en ce sens que la balle est dans le camp de la direction, et elle le sait.

08 octobre, 2005 16:50

Anonymous said...

Moins de 15 % sans remise en cause des 35 heures !

Après faut voir ...


Ne pas oublier que JPW avait justifié le manque d'augmentations
des salaires par les avantages comme les 35 heures et le plan d'achat d'actions (qui est devenu beaucoup moins intéressant depuis).

08 octobre, 2005 17:08

Anonymous said...

a cftc

merci de la précision. cependant,comment peux-tu dire jouer "carte sur table" avant d'entamer des negos, si c'est justement le but des negos que de trouver des terrains d'entente et des compromis?
Cartes sur tables pour l'intersyndicale c'est aujourd'hui 740 ou moins et projets d'investissement, et pour la direction c'est 1240 moins un nombre à négocier, notamment avec un nouvel accort RTT. Donc j'ai l'impression que la direction comme les syndicats ont mis "carte sur table" leur point de départ de négo. Sinon c'est comme si tu veux acheter une voiture et que tu dise au vendeur qui veut la vendre 10 000 euros, moi je ne l'acheterais pas plus de 6 000 euros, mais je veux bien négocier pour définir le prix en dessous! C'est bizarre comme style de négo... J'ai l'impression que ce n'est pas si clair meme pour "la majorité" des employes.

08 octobre, 2005 19:18

CFTC HP said...

Pour prendre une autre image, la direction a voulu imposer dans un premier de temps son jeu de cartes, mais on pense qu'il était biaisé. Donc on attend qu'ils viennent avec un nouveau jeu pour que le niveau de confiance soit assez élevé de part et d'autre pour que la négo non seulement commence mais ait une chance d'aboutir.

Pour prendre l'image de ton vendeur de voiture, tu ne lui achèteras rien si tu penses te faire avoir au bout du compte avec des vices cachés. Et surtout il n'y a pas que le prix, il y a plein de choses dans la voiture et autour (services après-vente, pièces détachées, entretien...). "Pour vendre une voiture à Pierre-Patrick, il vaut mieux connaitre Pierre-Patrick que la voiture ". Dicton de vendeur de voiture... Et bien on ne connait pas assez bien le Pierre-Patrick du plan social 2005-2006, car il est très différent du Pierre-Patrick du plan social 2002-2003 où Carly avait donné directement carte blanche à la France du moment que ça allait vite. Car il y a désormais derrière Mark et Francesco. Une vraie famille !

Et puis il y a aussi des périodes plus propices pour acheter ou vendre une voiture. Le 23 septembre, ce n'était pas la bonne période. Trop tôt. Il faut que les US et l'Europe donnent plus d'autonomie aux négociateurs français de la direction pour sortir de la crise. C'est en cours. Peut-être qu'il faudra que les employés en donnent aussi à l'intersyndicale, le moment venu. Ou peut-être pas car on n'aura pas assez confiance dans la famille (et réciproquement) pour pouvoir négocier en toute bonne foi...

09 octobre, 2005 22:38
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Anonyme a dit…

ne lachez pas les 35h comme cela.

Les americains focalisent sur les 35h et pour commencer stricto sensus donc en imaginant que des jeudi midi on a finit notre semaine....

Donc, si on revient la dessus, il faudra aussi retablir ce que les employes ont donnes pour participer au 35h comme les reduction de salaire, les jours de conges qui ont ete supprimes et autres petits "details".

Anonyme a dit…

YES !!!!!

2 jours de congés et 1 jour d'ancienneté si je me souviens bien !!!!

Les jours de RTT perdus vont servir a eponger le travail qui etait fait par ceux qui choisiront le package ou le C2A

Anonyme a dit…

"Les americains focalisent sur les 35h"

Je connais moi au moins 2 employes US (dans des spheres un peu hautes il est vrai) qui ont pris dans d'excellentes conditions le Early Retirement Program en cours.
Toutes 2 embauchees par hp a la sortie de l'ecole, elles ont respectivement totalise 26 et 28 ans de travail!

On nous demande combien de trimestres a nous petits francais privilegies?
faites le calcul et vous verrez ou se situe l'hypocrisie...

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