La croissance du chiffre d'affaire se confirme depuis un an, et pour la première fois HP devrait passer le cap des 100 Milliards de $ dès l'année fiscale 2007, avec un profit proche des 7 Milliards. Et ce dans un contexte de répartition toujours plus inégale des fruits de cette croissance profitable.
Auréolé de ces bons résultats, le Chef Mark Hurd fera la revue de la France et de l’Allemagne début juin à Budapest. Mais il déclare déjà ne pas se contenter de ces chiffres et continue de mettre la pression, en particulier sur les coûts qu'il veut voir diminuer les trois prochaines années encore plus que les deux années précédentes :
"Nous faisons des progrès, mais nous sommes capables d'en faire plus encore !".Et ce ne sont pas les recettes à la vapeur qui lui manquent pour faire transpirer les employés, les intérimaires non reconduits et les sous-traitants menacés. De nouvelles mises en concurrence de fournisseurs ont déjà commencé pour : le ménage, la sécurité, la maintenance des bâtiments, la restauration, les voyages, le support informatique téléphonique en français (sauvé par la CFTC qui s’emploie maintenant à sauver la qualité du service)...
Il envisage également des réductions d'effectif "dynamiques", tout en indiquant qu’il ne souhaite pas des plans de départs massifs (sauf sans doute si les résultats venaient un jour à fortement décevoir Wall Street) comme en 2005 (-15000) et 2007 (-3000 seniors aux US).
Cette politique, exécutée sans relâche, a des impacts plus ou moins graves sur les conditions de travail des employés : les excès dont ils font les frais sont nombreux et les coûts cachés non pris en compte sont dénoncés régulièrement en réunions de CE, DP et CHSCT, instances qui se battent pour tenter d’obtenir des ajustements.
-> TEMOIGNEZ DE VOS PROBLEMES SUR CE BLOG SVP, OU A CFTCHP@HP.COMQuelques exemples : manque de bureaux partagés, problèmes de couverture téléphonique, non renouvellement de certains véhicules de fonction (en attendant une probable refonte de la politique voiture), budgets formation en baisse (sauf pour les heureux bénéficiaires du programme People Promise), objectifs commerciaux soudainement irréalisables, organisation et charge de travail liées aux délocalisations... la liste n’est pas limitative.
Au moins, la société est globalement en bonne santé, c’est déjà cela !