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jeudi 22 septembre 2005

Les "subventions"


Jusqu'à présent les pouvoirs publics étaient bien en phase avec l'intersyndicale :
"On n'est pas dans une logique d'accompagnement de 1240 suppressions de poste, il faut revoir avec la direction d'HP le contenu et le périmètre de ce plan au niveau français et au niveau européen et parler investissement".

Patatrac ! Il est question maintenant des "subventions" :


"Dominique de Villepin menace de réclamer à HP le remboursement des aides publiques dont il a bénéficié en France"

"François Hollande déclare que s'il avait été au pouvoir lors de l'annonce des licenciements chez HP il aurait demandé que les aides versées par l'Etat soient immédiatement reprises" .

Problème : les subventions directes accordées à HP n'existent pas ! D'ailleurs, même si elles avaient existé, cette petite menace de remboursement de 1 ou 2 millions à une entreprise qui a quand même versé depuis 10 ans, dixit notre PDG, "700 millions d'euros au titre de l'impôt sur les sociétés et de la taxe professionnelle (dont presque 100 millions de taxe professionnelle sur Eybens et l'Isle d'Abeau) " ne ferait pas changer d'avis une multinationale qui fait plus d'un milliard de dollars de profit net par trimestre.

Le problème ce n'est pas, pour l'instant, les subventions ou l'accompagnement du plan comme dans d'autres sociétés mais le plan lui-même !

60 commentaires à lire:

Anonyme a dit…

Il est intéressant de voir que cet article à paraitre dans les Echos demain est d'ores et déjà relayé aux US par AP. Décidément une bonne visibilité outre-Atlantique, en tout cas pour l'instant.

A quand des prises de positions similaires dans les autres pays européens concernés ?

Anonyme a dit…

Ce dossier est un dossier de gouvernance d'entreprise et d'economie.

Que nos politiques declarent vouloir faire respecter les reglementations, d'accord. Qu'ils defendent leur bebe comme les poles de competence et vantent les avantages de ceux ci, ok.

Mais est ce profitable aux employes HP, aux co-traitants d'HP et au pays lui meme que nos politiques se lancent dans la demagogie a qui mieux mieux ? Lisez les declarations des leaders de chaque partie, c'est l'escalade.

J'ai peur qu'en s'ingerant dans les affaires internes d'HP de cette maniere, les politiques ne compliquent la situation.

Cette affaire concerne avant tout HP, ses employes, ses co-traitants et ses clients.

Travaillons ensemble avec HP a trouver une solution viable pour tout le monde. D'aucun ne doit tirer la couverture a lui seul.

Bravo l'inter-syndicale, je n'avais jamais manifeste. C'etait digne et constructif.

Anonyme a dit…

Il me semble que le pouvoir politique local ou national ont assumé le rôle qu'aurait dû jouer un management Français ou Européen vis-à-vis de la Corp.

Certes comme dans tout discours politique la démagogie peut transparaître mais c'est toujours mieux que le silence assourdissant qui a conduit les sites à ne plus héberger de nouveaux business susceptibles de remplacer ceux transférés.

Anonyme a dit…

Message de 22:50

La mediatisation a ete tres bonne jusqu'a ces derniers jours. Elle etait factuelle et concise. Je l'ai trouve efficace. A ce moment la, les parties politiques ont penses qu'ils pouvaient en faire leur choux gras. A mon avis, ils risquent de nous voler la vedette, de nous marginaliser sur le plan mediatique, et de faire que l'on passe en second plan au profit de la polemique politique.

Mr Starck n'attend que cela, que la mouche change d'ane.

Anonyme a dit…

Amis belges, suisses et québecois, êtes-vous sur ce blog aussi ?

Anonyme a dit…

Yes we are, Belgium speaking

Difficile à comprendre tout ce bruit autour des licenciements vu d'ici, sachant que les réductions d'emplois visent principalement les CC (Competence Center) qui ont toujours été délocalisés en fonction des coûts salariaux... Aujourd'hui Espagne et Portugal qui se sont énormément développés ces dernières années, demain Hongrie, Pologne et Roumanie qui souhaitent atteindre le même niveau de vie que nous. Normal quoi!

CFTC HP a dit…

PARIS (AFP)
22 Septembre 2005 23h57

Villepin hausse le ton vis-à-vis de Hewlett-Packard

Dominique de Villepin appelle le groupe américain Hewlett-Packard à "revoir à la baisse" son plan de réduction d'effectifs et menace de lui réclamer le remboursement des aides publiques dont il a bénéficié en France, dans une interview aux Echos à paraître vendredi.

"Nous souhaitons que HP revoie à la baisse son plan de réduction d'effectifs", souligne le Premier ministre en notant qu'il s'agit d'une "entreprise qui marche bien" et qui "gagne beaucoup d'argent".

Interrogé sur les aides dont le groupe informatique a bénéficié pour son développement en France, M. de Villepin "estime qu'il serait normal que HP rembourse les aides publiques spécifiques dont elle a pu bénéficier".

Il ne précise toutefois pas dans quelles conditions et à quelle échéance un tel remboursement pourrait être demandé, ni de quelles marges de manoeuvre le gouvernement dispose pour convaincre HP de revoir à la baisse ses réductions d'effectifs.

Le Premier ministre s'engage par ailleurs à "favoriser le reclassement des salariés" qui seront touchés par la restructuration.

"Chacun a un devoir vis-à -vis de la collectivité : ceux qui reçoivent des aides publiques doivent respecter les obligations qui les accompagnent", relève M. de Villepin.

De la même façon, "le gouvernement fera tout pour faciliter l'implantation et le développement dans de bonnes conditions des investisseurs étrangers dans notre pays", souligne-t-il.

Le géant américain de l'informatique prévoit de supprimer 15% de ses effectifs en Europe, soit près de 6.000 emplois, dont 1.240 en France. Il emploie 4.800 postes au total dans l'Hexagone.

Les suppressions d'emplois en France pourraient être détaillées "site par site et fonction par fonction (imprimantes, PC, ressources humaines...) lors d'un comité de groupe de HP vendredi à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

Le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, doit rencontrer lundi le dirigeant de Hewlett-Packard pour l'Europe, Francesco Serafini, pour lui "demander de revoir le contenu et le périmètre" du plan européen de suppressions d'emplois.

La Commission européenne, saisie à la demande du président Jacques Chirac, a décliné pour sa part mercredi toute compétence juridique pour empêcher une entreprise de supprimer des emplois.

Chantre du "patriotisme économique", M. de Villepin concède à demi-mot dans Les Echos qu'un groupe américain puisse invoquer ce même principe pour justifier des restructurations.

"Nous sommes dans une compétition. Chacun tient son rôle. Je veux que mon pays marque des points. Je n'interdis pas autres de le faire. C'est la règle du jeu mondial", dit-il.

Loin d'être une "idée défensive", le patriotisme économique incarne toutefois, selon lui, "exactement l'inverse". "Avec cette idée, c'est un esprit de rassemblement et de conquête que je veux susciter dans notre pays", affirme-t-il.

M. de Villepin refuse aussi d'y voir un quelconque traditionalisme dépassé. "C'est même beaucoup plus moderne que l'idée pasteurisée du chef d'entreprise international qui vit dans la galaxie mondiale et qui a le sentiment qu'il n'a qu'un demi pied dans le sabot français !", lance-t-il.

Anonyme a dit…

En tout cas ca barde et je ne comprends pas pourquoi d'un coté HP nie les subventions alors que les pouvoirs publics semblent assurés de cela...Et en plus c'est seulement a peine plus d'un million d'euro il y a 5 ans!?
Le débat est pennible pour nous salarié.
G.

CFTC HP a dit…

On vient de s'exprimer à ce sujet sur RMC ce matin : les subventions c'est HORS SUJET !

Anonyme a dit…

Et si on parlait du Grand Prix F1 du Bresil ? Ca serait certainement plus interressant que toutes les c(l)owneries qui traines sur le blog.
Entre les politiques qui disent tout et n'importe quoi, histoire de faire voir qu'ils ce sont impliquer mais que ce n'est pas de leurs fautes et ceux qui espere et croient encore au pere noel ... c'est deprimant !!!
1240 postes seront supprimes, c'est sur, c'est certains, et cela representera certainement plus que 1240 personnes ... faut etre logique.. bref, chacun doit maintenant reflechir a ce qu'il veut faire, a savoir, rester ou partir... A mon avis, il serait plus interressant de dire ce que l'on veut exactement, concernant le reclassement, le package etc ... et le premier qui dit qu'il veut moins de poste supprimer c'est un ane ... en imaginant que HP reduise a 1000 postes, les 240 autres seront supprimer via des minis projets..comme aquila...pegasus ...etc ... dont toutes la presse et les politiques ce foutent..

Anonyme a dit…

Jusqu'ou les politiques peuvent-ils nous aider? A partir d'ou vont'ils nous gener?

Je pense que le role des politiques est principalement de nous aider a rendre visible le malaise interne dans l'entreprise. Pour le reste, je ne pense pas qu'il faille trop compter sur eux. Neanmoins, cette aide a la communication est utile tant qu'elle atteint les memes objectifs que ceux des employes d'HP. C'est donc un "win/win" dont l'equilibre bascule des que le politique, quel qu'il soit, communique pour lui-meme a son potentiel electoral plus qu'a HP corp qui, c'est certain, se fout completement de quelques malheureux millions d'Euros.

Ainsi, notre objectif en terme de communication doit etre un peu mieux defini et ciblé. La bonne question etant: "Quel message peut influer sur les decisions et l'ampleur du plan? A qui l'adresser?"
A ces deux questions, je pense qu'il faut se mettre a la place de ceux qui prennent les decisions. Leur objectif est de maximiser les profits dans les termes les plus courts possibles. Notre message doit donc les convaincre que le moyen employé non seulement n'atteindra pas cet objectif, mais pourrait meme avoir l'effet inverse!

Ainsi, notre communication doit s'adresser principalement:
- aux clients actuels et potentiels. En effet, ils doivent savoir qu'HP devient de plus en plus une société en conflit avec son personnel, et donc que la qualité des biens et services delivrés par ces memes personnels s'en ressentira tot ou tard.
- aux actionnaires qui assurent les revenus financiers court terme a la company. Ils doivent savoir qu'ils misent sur un petit groupe au sein d'une masse enorme de gens de plus en plus mecontents. Le risque en vaut-il la chandelle?

Quant aux politiques qui s'interessent a nous, qu'ils sachent bien qu'ils n'ont pas affaire a un groupe de moutons lobotomisés par des années de TF1 mais a un groupe d'individus performants qui ne les laisseront pas instrumentaliser leur combat!

Ceci dit, meme s'il faudrait tres vite redresser la barre cote politique, reconnaissons que nos representants ont jusqu'ici realisé des prouesses tant dans le domaine du compromis que dans celui de l'efficacité. FELICITATIONS.

Anonyme a dit…

La dérive politique est inquietante, ils veulent se faire mousser avec notre probleme, et le plus surprenant c est qu'aucun d'eux ne fait de mea culpa, si HP delocalise c'est que le travail coute trop cher en France, mais ca pas un politique n ose le dire, Beaucoup d'economiste crient au loup depuis des années sur ce sujet, mais personne ne reforme. Car il n y a pas que HP qui delocalise.

A la fin de tout ça on risque de se retrouver avec moins de moyens financiers pour notre reclassement car une partie va etre pompé par les collectivités locales (ex remb aide publique), J'imagine bien un scenario où HP va payer une "taxe" pour la redynamisation indiustrielle qui sera deduite du package et ira se dissoudre dans les méandres économiques des collectivités locales, a la fin nous perdons sur tous les tableaux.

CFTC HP a dit…

PARIS (AFP) - Hewlett Packard: Fillon contre l'idée de réclamer de rembourser les aides de l'Etat

François Fillon, sénateur UMP de la Sarthe, a exprimé vendredi son désaccord avec les propos du Premier ministre Dominique de Villepin demandant que le groupe Hewlett Packard rembourse les aides publiques dont il a pu bénéficier.

"Je comprends bien la communication mais, sur le fond, juridiquement, je pense que ce n'est pas possible", a déclaré M. Fillon sur Canal+.

Selon ce proche de Nicolas Sarkozy, "il faut faire attention aux effets retour" de telles déclarations. "Il faut faire attention de ne pas rendre de plus en plus inhospitalier le territoire français pour les investisseurs étrangers", a-t-il dit.

Le sénateur de la Sarthe a estimé que "tout ce qui peut convaincre Hewlett Packard de réduire les licenciements prévus en France est positif, mais il faut regarder le droit".

"Hewlett Packard a reçu des aides pour atteindre des objectifs en matière d'emplois. Ces objectifs ont été atteints (...) On ne peut pas demander à une entreprise, dont les carnets de commande excèdent rarement quelques mois, de s'engager sur des années", a fait valoir François Fillon.

Anonyme a dit…

Chapeau bas effectivement a l'Intersyndicale et a tous les gens qui se bougent les f.... comme on a rarement vu.
La recuperation parles politiques de tous bords (au niveau national) n'est pas surprenante.
Il semble que l'on soit nombreux a parier sur un scenario d'"echange" d'une partie des licenciements contre une forte diminution des jours de RTT, d'ou (comme par hasard) la Direction ET "des" politiques sortiraient "vainqueurs" (d'un cote "vous voyez on a fait un effort", de l'autre "vous voyez on les a fait ceder, et mis en evidences que ces fichues 35 heures, decidemment, c'est pas bon pour la competitivite"....
Les paris sont ouverts, mais merci encore a tous ceux qui agissent aujourd'hui.

Anonyme a dit…

Quand est-ce qu'on commence a mettre la pression sur les actionnaires comme le groupe AXA? Certains gros clients (Thales, CNAV, EDF/GDF) ont deja menacés d'arreter de commander des produits HP car société non citoyenne. Seule une pression constante peut amener HP à bouger. La seule arme possible est l'attaque de l'image de marque. Les bouffoneries gouvernementales vont nous nuire. Si tous ces politicards bougent aujourd'hui, c'est uniquement parce qu'ils sont responsables à des degrés divers des conditions de travail en France

Anonyme a dit…

N'attendez rien des politiques.
Par expérience (plan social et dégraissage massif), la chose qui fait reculer un groupe c'est de perdre ses clients : allez voir les dirigeants de ces clients et indiquer leur les incidences sur leur continuité de service.... Ils seront de meilleurs défenseurs que les politiques. Je peux supposer que vous connaissez vos clients stratégiques...
Par ailleurs, la solidarités des groupes ....ca devrait exister ...
Dans la mouise avec mes collègues, HP Grenoble ne m'a jamais "filé" un contrat...
Mais cela ne m'enpêche pas de vous donner ce conseil gratuit de vieux routier grenoblois de l'informatique... sans rancune ! Et d'être avec vous de tout coeur Courage ...

Anonyme a dit…

Ou se prennent les decisions? En d'autres termes, ou taper juste?

Pour faire suite a mon commentaire de 8:51 ce matin, il semble aussi qu'il faille cibler les bons clients impactés, qui ne se trouvent pas forcément en France. En effet, notre role transversal peut faire que le plan Francais ait des repercussions sur des clients hors de France, et meme hors d'Europe.

Le ralai mediatique aujourd'hui est extrememwent fort en France et bien plus modéré aux US. C'est pourtant certainement la-bas que certains effets pourraient s'averer des plus efficaces.

Comment palier a ce probleme? Peut-etre en alimentant un peu plus le forum en anglais. En effet, les medias francais auront sans probleme acces a l'information car ils parlent tous anglais. Par contre, je doute que des medias americains passent leur temps a consulter des blogs en francais.

Anonyme a dit…

Question :

Est-ce que quelqu'un sait combien coute la refection du Garage HP depuis 1 an ???

Anonyme a dit…

A l'heure ou le gouvernement, ainsi que les institutions européennes, sont incapables d'enrayer les licenciements (mais est ce leur rôle ?), je pense qu'il est temps que les francais (et les autres pays concernés) prennent leur avenir en main dans ce dossier.
HP licencie pour améliorer ses résultats financiers, aussi je propose de faire pression sur le seul argument qu'ils entendent : leurs revenus !
Je ne comprends pas pourquoi aucune mesure de boycott d'HP n'a été proposée, soit par les altermondialistes, soit par les syndicats. TOUS les grands groupes francais sont clients d'HP, les particuliers achètent des appareils photos et des imprimantes, etc ...
IL FAUT TOUT DE SUITE FAIRE UN BATTAGE MEDIATIQUE DEMANDANT à :
- TOUS les présidents de société francaise de ne plus acheter HP/COMPAQ si ceux ci licencient
- DE DEMANDER aux francais de boycotter les produits d'HP

Si la mobilisation est suffisante, je pense que l'on arrivera assez rapidement à des résultats positifs ...

Anonyme a dit…

En reponse au commentaire de 11:35

L'appel au boycott est une chose, son application une autre bien differente. Tous les clients reagissent de facon individuelle et je pense que leur comportement d'acheteur ne sera modifié que si ils sont convaincus que ne pas acheter HP est dans leur interet, et non pas de leur devoir.

C'est donc en argumentant que l'on convaincra ces clients qu'HP (apres ces licenciements et durant cette perdiode trouble) n'est pas un fournisseur credible et fiable pour eux. Ne leur parlons pas de nous, parlons d'eux!

CFTC HP a dit…

HP: le président du Conseil général de l'Isère étudie un recours devant les tribunaux

Le président socialiste du Conseil général de l'Isère André Vallini a annoncé vendredi qu'il étudiait "la faisabilité juridique d'un recours devant les tribunaux" contre Hewlett-Packard pour obtenir le remboursement des aides publiques accordées à l'entreprise, tel que souhaité par le Premier ministre Dominique de Villepin.

"C'est une menace qu'il faut agiter bien sûr, pour dire à HP: 'si vous vous obstinez à licencier autant de salariés, on vous demandera de rembourser ce que vous avez reçu du Conseil général et peut-être de l'Etat'", a-t-il déclaré sur France Info.

"Nous au Conseil général, on a donné 1,2 million d'euros, donc il faudra qu'ils nous remboursent cette somme", a expliqué André Vallini. "L'entreprise s'était engagée à créer des centaines d'emplois: 300 sur un site, 400 sur l'autre. Ces engagements ont été tenus dans les trois premières années, mais dès que les trois premières années ont été terminées, HP a commencé à licencier".

Le président du Conseil général de l'Isère a indiqué qu'il faisait "rechercher l'ensemble des pièces du dossier ces jours-ci, je fais étudier la faisabilité juridique d'un recours devant les tribunaux contre HP".

"Mais je le répète, il faut d'abord obtenir une réduction du plan de licenciements lui-même", a-t-il affirmé. AP

Anonyme a dit…

Ne leur parlons pas de nous, parlons d'eux!
Exact, ca peut avoir un bon impact.

De la meme facon, a quand une lettre ouverte aux principaux actionnaires d'HP, a commencer par AXA et a Mr Claude Bebear pour lui expliquer que la situation dangereuse qu'il contribue a manipuler peut des demain se retourner contre les interets et l'image de son groupe...

La aussi ca peut porter

Anonyme a dit…

LES POLITIQUES SONT A SEC

Il me semble que l'acharnement des politiques a se concentrer sur le remboursement de cette pseudo-aide revele leur impuissance a faire quoi que ce soit d'autre.

En d'autres termes, certains d'entre eux se sont mouillés dans cette affaire et recherchent une porte de sortie honorable. En realisant qu'ils sont incapables d'une quelconque action qui puisse limiter l'impact en terme de chiffre, ils se focalisent sur la seule chose qui est a leur portée et dont lllll'impact sera bien entendu pour eux seuls, mais pas pour nous...

Nous leur disons "si cela est la seule solution que vous ayez trouvée, gardez la pour vous!" Nous nous attacherons a faire savoir l'inutilité de vos gesticulations qui risquent seulement de nous desservir.

CFTC HP a dit…

"Zéro euro d'aide directe"

NOUVELOBS.COM | 23.09.05 | 12:59

Par Jean-Paul Vouiller,
délégué syndical central (CFTC)
s'exprimant au nom
de l'intersyndicale de Hewlett-Packard

"Avez vous une idée du montant et de la nature des aides publiques touchées par Hewlett-Packard ?

- Le problème, c'est que le PDG de Hewlett-Packard a annoncé hier aux employés que le groupe avait reçu zéro euro d'aide directe. Ce qui est en totale contradiction avec ce qu'avait annoncé le président du conseil général de l'Isère, André Vallini, qui affirme que la société a touché 1,25 millions d'euros d'aides depuis 1998.
Il n'y a pas qu'André Vallini, mais aussi Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo ou encore François Hollande.
Mais de toutes façons, le problème n'est pas là; c'est totalement hors-sujet : qu'est-ce qu'un million d'euros pour une entreprise comme Hewlett-Packard, qui comme le rappelle le PDG dans son communiqué, a versé depuis 10 ans "700 millions d'euros au titre de l'impôt sur les sociétés et de la taxe professionnelle" ?
Ce qui nous ennuie, c'est que jusqu'à présent nous étions totalement alignés sur la position du ministre délégué aux Relations du travail Gérard Larcher qui, lui, ne parle pas de remboursement. Il doit d'ailleurs venir lundi avec le président de HP Europe, et il ne lui parlera pas de rembourser les subventions.


Il tentera plutôt de vanter les pôles de compétitivité et de lui faire comprendre que quand on fait 41% de son chiffre d'affaires en Europe, on doit se comporter comme une entreprise citoyenne.

Pourquoi Dominique de Villepin menace-t-il alors la direction ?Jacques Chirac avait également fait appel à la Commission européenne qui finalement s'est déclarée impuissante. N'avez vous pas l'impression que les pouvoirs publics font des promesses intenables ?

- Hewlett-Packard n'a pour l'instant communiqué qu'en interne sur ce sujet, probablement de peur d'envenimer la situation. Le malentendu vient peut-être du fait que le conseil général a pu financer des aménagements de voiries ou de viabilisations de terrains. Mais il ne s'agit pas d'aides directes. Je pense que le gouvernement n'a pas connaissance des aides versées car celles-ci relèvent des collectivité locales. Certains hommes politiques se sont un peu enflammés. Mais encore une fois, que ce soit 0 ou 1,25 millions d'euros, c'est complètement hors sujet : non seulement on cherche à punir, mais en plus on le fait avec une punition ridicule !
Concernant l'intervention de Jacques Chirac, elle nous a été au contraire très utile.
Le président nous a apporté la visibilité internationale qui nous manquait et a fait de ce dossier un dossier européen. Et si monsieur Barroso a botté en touche, je peux vous dire que ce n'est pas le cas des ministres allemands ou anglais. Je dois d'ailleurs me rendre bientôt à Bruxelles avec une délégation de la Fédération métallurgie pour rencontrer Fernando Vasquez, conseiller en charge des restructurations à l'Union européenne.

Concrètement, que peut faire le gouvernement ? Qu'attendez vous de lui ?

- Pour l'instant, nous plaçons beaucoup d'espoirs en Gérard Larcher qui a affirmé que sur ce dossier, on ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir travaillé. Nous avons été impressionnés par la compréhension du ministre et nous attendons beaucoup de lui et notamment beaucoup de sa visite lundi, au dirigeant de Hewlett-Packard pour l'Europe, Francesco Serafini.
Ce que nous voulons, c'est lui faire comprendre que nous ne sommes pas que des chiffres sur un tableau Excel, que nous sommes vivants, énergiques et plein de créativité à mettre au service de la société.
Lors de la journée d'actions du 4 octobre, nous serons en tête du cortège en compagnie notamment des salariés de la Samaritain, pour défendre la fierté, le respect et l'utilité des salariés.
Nous ne demandons pas un chèque. Nous avons conscience qu'actuellement il faut travailler sur des scenarii de sortie de crise, que nous ne pourrons pas faire marche arrière. Nous refusons le fatalisme et nous comprenons que la société ait besoin d'une restructuration. Nous sommes prêts à travailler pour améliorer sa compétitivité.
Ce qu'il faut, c'est revoir l'ensemble du plan social au niveau mondial, et donc au niveau de la France. Nous avons un slogan à HP qui dit: "on peut faire une erreur, mais pas deux fois la même". Nous espérons que la direction prendra conscience des siennes et nous sommes prêts à travailler avec elle pour qu'elles ne se renouvellent pas."

CFTC HP a dit…

vendredi 23 septembre 2005, 14h30
HP: Villepin au stade de la "réflexion" sur le remboursement des aides

OYONNAX (AP) - Dominique de Villepin a précisé vendredi que le gouvernement en était au stade de la "réflexion" sur l'éventuel remboursement des aides publiques versées à Hewlett-Packard pour ses implantations en France.

"C'est une réflexion qu'il nous faut engager", a déclaré le Premier ministre à Oyonnax (Ain).

Dans un entretien publié vendredi par "Les Echos", Dominique de Villepin juge qu'il serait "normal" que le groupe américain rembourse les aides publiques dont il a bénéficié pour ses implantations dans l'Hexagone après son plan social. Le groupe informatique américain a annoncé 6.000 suppressions d'emplois en Europe, dont 1.240 en France d'ici à 2008.

"Quand il y a des aides publiques, il est normal qu'il y ait un minimum de contreparties, de reconnaissance", a réaffirmé le Premier ministre lors de sa visite du pôle de compétitivité de plasturgie à Oyonnax.

Dominique de Villepin s'est cependant montré plus circonspect par rapport à ses déclarations antérieures. "Il ne s'agit pas là de mettre des barrières qui bloquent les investisseurs étrangers", a-t-il dit.

"Il faut regarder les détails à chaque fois, de quelle aide publique il s'agit, s'il y a une convention avec contrepartie, c'est normal que ces contreparties soient respectées", a-t-il ajouté, en parlant d'une "question de bon sens"

Le Premier ministre a souhaité "engager le dialogue dans un esprit constructif" avec Hewlett-Packard.

A propos de la réaction du président de la commission européenne José Manuel Barroso, qui s'est déclaré incompétent pour intervenir dans l'affaire Hewlett-Packard, Dominique de Villepin souhaite que "chacun se penche sur les problèmes des autres et qu'on en discute ensemble (...) il y a un problème en France et dans d'autres pays européens, c'est le souci de l'Europe que d'avancer ensemble (...) C'est un problème présent, c'est un problème de l'avenir", a-t-il dit. AP

Anonyme a dit…

Et dis donc .. Jean Paul, tu ne peux pas demander a Larcher de causer d'abord avec son pote Villepin. Histoire qu'il soit tout simplement sur la meme longueur d'onde ??
Car la demonstration faite que 1 million d'euros c'est "peanuts" vis a vis des milliard de $ de liquidité que HP possede est incontournable. Ils auront l'air malin si HP leur dit " Voila votre million d'Euros, maintenant lachez nous la grappe" !!!

Sinon pour repondre a " 23 septembre, 2005 08:02 " " ici un ane qui ecrit !! Donc desolé si je fais des fautes de frappes.. c'est a cause des sabots. Bien sur qu'il faut croire que le chiffre va baisser. Heureusement que ce n'est pas toi qui negicie pour nous :-). Il aurait mieux fallu ecrire, si le chiffre baisse alors je veux bien etre un ane ...

CFTC HP a dit…

C'est fait pour Larcher, dès ce matin

Anonyme a dit…

Et bien, vois tu...je n'en doutais "presque" pas.. C'est bien a l'image de votre syndicat..apparement toujours constructif. C'est pas tout de constater, mais il faut agir quand on peut le faire. Chapeau Bravo !!

Et puis Jean Paul.... deblogue un peu.. n'oublie pas Work life balance ;-)

Anonyme a dit…

En tant que retraité de HP et très fier d'appartenir à la famille HP,permettez moi quelques observations.Mr.Vouiller vous avez certainement raison sur pas mal de points,mais épargnez nous s.v.p.cet étalage de co...ries dans la presse.Au journal de LCI aujord'hui,un journaliste économique as tenus les propos les plus sensés que j'ai entendus tout ces derniers jours.Non seulement il as dit que HP avais juridiquement remplis leur contrat,mais aussi (et je résume)Que Villepin parlais plus pour 2007 que pour autre chose. Mais bon tout ceci vous le savez mieux que moi,mais pas les personnes qui regardent les nouvelles et qui entendent les differents politiciens dire n'importe quel Bullshit sur HP.Qui et qu es qui empêche Marc de rendre ce miserable un million et demi d'Euros et ensuite de fermer Grenoble? Si vous êtes un véritable HP guy vous avez la reponse:PERSONNE.Aussi ce qui me chagrine le plus es d'entendre tous ces appels au "boycot"de HP.
Vous savez,à l'étranger la France lorsqu'on ne la traite pas de république bananière,tout le monde s'accorde à dire que personne ne veux du modèle français complètement obsolète et ridicule.D'ailleurs il n'est que de voir les déficits et le taux de chomage de la France pour réaliser que quelque chose cloche.
Alors Monsieur le syndicaliste lavons notre linge sale en famille et tachons de retrouver le HP WAY de Bill & Dave.

Anonyme a dit…

Er bien voila un retraité qui surement n'a pas une minute a lui, au point de ne pas lire et analyser correctement les commentaires et ecrits de la presse en general et de ce blog en particulier. Comme on dit pour les tous jeunes : Hors sujet cher ami(e). Depuis trop longtemps a la retraite ...peut etre

Anonyme a dit…

Je reste persuadé qu'un mouvement de fond appelant au boycott, auprès notamment des entreprises du CAC 40 (se rappeller le boycott des produits francais aux US) reste LA solution, car ayant un impact direct sur le CA.
Il est évident qu'1M€ n'est rien à coté des emplois menacés ...

QUI VA LANCER CETTE VAGUE DE FOND D'APPEL AU BOYCOTT ?

CFTC HP a dit…

C'est prématuré, un peu de patience svp

Anonyme a dit…

bonjour,

est-il vrai que le plan social prevoit des departs uniquement volontaires et avec une prime equivalent à deux ans de salaire ?

Anonyme a dit…

Reponse a 23 septembre, 2005 16:09

Oui, ca se retournera contre nous. En plus, ca ne marchera pas en tant que "directive" ou "appel".

Encore une fois, il faut faire prendre conscience aux clients que leur fournisseur HP est en train de changer et que cela aura inevitablement un impact sur eux. A eux de reagir si cela les inquiete.

Anonyme a dit…

Le 60% du CAC 40 est en main des USA.A méditer...

Guy CFTC a dit…

Il faut etre patient dans la negociation et pas aller en guerre et au boycott alors que HP peut revenir sur le chiffre et meme reinvestir en Europe et se redevelopper dans de nouvelles activites...
A propos des soient disantes subventions, la prefecture de l'Isere est formelle; HP n'a recu aucune subvention directe en Isere, il y a juste eu des investissements sur les infrastructures environnantes pour aider HP dans son expansion passee (1998) et sans qu'il y ai eu d'accords contractuels... HP est irreprochable en matiere fiscale et ce sujet doit donc etre clos.

Anonyme a dit…

Par rapport a l'appel au boycott par les societes du CAC40 :

Je pense que ces societes s'en foutent de boycotter HP ou un autre. Ce quelles veulent c'est le meilleur service et surtout et avant tout LE MEILLEUR PRIX.

Apres si HP licencie pour leur offrir le meilleur prix, elles s'en foutent. Meilleur prix veut dire meilleur bilan, la qualite, le service, les financiers des societes du CAC40 s'en foutent. Ce qu'ils veulent, ce sont des chiffres. Tant pis si les equipes triment avec un fournisseur qui n'a pas la capacite a delivrer en temps et en qualite le service achete. Si les equipes echouent, cela fera une bonne raison de plus de les externaliser chez HP ou ailleurs.

Par contre le boycott par les services publiques, c'est a mon avis plus interessant. Les services publiques et administrations publiques oeuvrent dans l'interet general. Pourquoi n'acheteraient elles pas en fonction de la politique social locale de leurs fournisseurs ? Tu participes a l'effort collectif, on t'achete, tu ne participes pas, eh bien, cherchons un fournisseur correspondant mieux a nos valeurs.

Et si l'ANPE supprimait ses baies XP et ses Superdomes lors du prochain renouvellement ? Si les hopitaux de Paris reconsiderait les achats passés chez HP ? Si la SNCF changeait son fusil d'epaule ? Si le Tresor Publique eliminait HP de ses fournisseurs ?

Mr Starck, Mr Serafini, ne changeriez vous pas d'attitude ? Une campagne mediatique doit elle etre engagee sur ces points ?

Anonyme a dit…

Quelle est la raison de ce plan de licenciement ? A-t-on une explication de la direction ? Si HP fait cela, c'est qu'ils estiment (à tort ou à raison) qu'il en va de l'avenir de cette entreprise ? Pourquoi ? Si on connaît ces arguments, peut-on essayer de les réfuter ?

gilou a dit…

Les administrations sont les premieres a acheter au plus bas prix et tordre les fournisseurs, multinationales ou petites PME locales. C'est en partie pourquoi les marges en France sont plus faible et peut etre pourquoi on y licencie plus qu'ailleurs.

Anonyme a dit…

Paris n'aurait pas les moyens légaux de récupérer les aides d'HP

vendredi 23 septembre 2005 (Reuters - 16:27)


PARIS - La France ne dispose pas actuellement de moyens légaux pour obliger Hewlett-Packard, le géant américain de l'informatique qui projette de supprimer des postes en France, à rembourser les aides publiques perçues, estime la Confédération générale des cadres (CGC).

En conséquence, Jean-Louis Walter, secrétaire général du syndicat, demande dans un communiqué au Premier ministre Dominique de Villepin de présenter d'urgence "un projet de mesures légales" qui obligerait le groupe à rembourser ces aides, afin de financer des mesures de reclassement des 1.240 salariés qu'il projette de licencier en France.

"Il faut éradiquer les pratiques d'entreprises vautours qui reçoivent l'argent de l'Etat, font de super-bénéfices et jettent les salariés comme de vulgaires kleenex", souligne la CGC.

CFTC HP a dit…

Bon, on est le seul à être intervenu dans les médias (France Info, RMC, Nouvel Obs etc...) pour
dénoncer l'anerie de cette histoire d'aides HP, espérons que c'est la dernière intervention du genre...

La Préfecture de l'Isère a confirmé les propos de patrick Starck auprès de nos représentants.

C'est donc une fausse route des politiques qui s’expriment d’abord et consulte la préfecture pour s’informer ensuite !

Nous sommes intervenus car ce débat risquait d’occulter d’autres sujets plus graves et plus importants.

CFTC HP a dit…

Ben non, il y en a qui continuent...

HP: Villepin plus circonspect sur le remboursement des aides publiques

PARIS (AFP) - Dominique de Villepin s'est montré plus circonspect vendredi sur un éventuel remboursement des aides publiques accordées à l'Américain Hewlett Packard (HP), alors que la faisabilité juridique d'une telle mesure est mise en doute.

Après avoir jugé "normal", dans un entretien aux Echos, que le géant informatique "rembourse" les aides dont il a bénéficié en France, le Premier ministre a précisé, lors d'un déplacement à Oyonnax (Ain), qu'il en était au stade de la "réflexion" dans ce domaine et qu'il privilégiait avant tout un dialogue "constructif" avec HP.

Tout en réaffirmant la nécessité d'"un minimum de contreparties" en termes d'emploi dès lors que des aides sont versées par l'Etat ou les collectivités locales, et son souhait de voir HP réduire le nombre de suppressions d'emplois, il a souligné qu'il ne voulait nullement créer "des barrières dissuasives pour les investisseurs étrangers comme pour les investisseurs français".

Le groupe Hewlett-Packard "n'a reçu aucune subvention pour créer des emplois en France", a affirmé vendredi à l'AFP le PDG de HP France, Patrick Starck, estimant que "certaines contre-vérités pouvaient être nuisibles à l'entreprise et à ses employés".

"Il n'est pas exact de dire que nous avons promis de créer des emplois en France en échange de subventions", a affirmé M. Starck. "HP n'a reçu aucune subvention pour créer des emplois en France", a-t-il insisté. "Nous avons juste bénéficié d'aménagements des infrastructures d'accès aux zones industrielles concernées (...) qui ont bénéficié à toute la zone", a-t-il ajouté.

"La démarche du Premier ministre demandant le remboursement d'aides qui auraient été versées pour créer des emplois me paraît d'ailleurs tout à fait légitime", a dit M. Starck. Mais "l'utilisation politique qui est faite du cas HP et les contre-vérités qui y sont associées sont nuisibles pour l'entreprise et pour ses employés".

Vendredi soir, le PDG de HP France Patrick Starck, a affirmé à l'AFP que le groupe n'avait reçu aucune subvention pour créer des emplois en France.

De son côté, le président du conseil général de l'Isère, André Vallini (PS) a demandé à HP le remboursement de quelque 1,25 million d'euros d'aides à la création d'emplois, versées par le département en 1998.

Selon M. de Villepin, "il faut regarder les choses dans le détail, (voir) à chaque fois de quelle aide publique il s'agit, s'il s'agit de conventions qui comportent des contreparties".

"Il nous faudra développer des outils qui, éventuellement, permettront de faire respecter ce principe. Je ne peux pas le faire dans une logique de contrainte, mais dans une logique de partenariat" Etat, région, entreprise, a-t-il expliqué.

Une façon pour le Premier ministre de répondre à des interrogations émises jusque dans les rangs de sa majorité, sur la légalité d'un remboursement des aides.

Si le patron du PS François Hollande demande lui aussi le "remboursement immédiat", comme le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo "dès lors qu'il y a +délocalisation facile+ ou simplement mauvais dialogue social", le sénateur sarkozyste François Fillon (UMP) a estimé que "juridiquement, ce n'est pas possible".

Le Premier ministre "n'a pas les moyens légaux" de faire rembourser HP, a renchéri le syndicat CFE-CGC.

"Hewlett Packard a reçu des aides pour atteindre des objectifs en matière d'emplois. Ces objectifs ont été atteints (...) On ne peut pas demander à une entreprise, dont les carnets de commande excèdent rarement quelques mois, de s'engager sur des années", a fait valoir M. Fillon.

Surtout, il a mis en garde le Premier ministre contre les "effets retour" de ses déclarations. "Il faut faire attention" à ne pas rendre "le territoire français de plus en plus inhospitalier pour les investisseurs étrangers".

Le député UMP Damien Meslot a pour sa part réclamé que le Parlement se saisisse de cette question lors du prochain débat budgétaire, pour instaurer un dispositif obligeant les entreprises délocalisatrices à rendre l'argent versé.

Une solution qui ne satisfait pas complètement Michel Destot, député-maire PS de Grenoble, principal site français concerné par les suppressions d'emplois. Ce dernier estime que le remboursement des aides ne doit pas "dédouaner" HP et constituer un "solde de tout compte".

Anonyme a dit…

Combattez, non pas seulement pour freiner un mouvement inéluctable qui vous mène à terme à l'anéantissement, mais pour créer de nouvelles activités!!!!

CFTC HP a dit…

HP affirme ne pas avoir reçu d'aide pour créer des emplois

Le géant informatique n'a pas de reçu de subventions pour créer des emplois dans l'Hexagone, selon son PDG. Des hommes politiques ont réclamé qu'il rembourse les aides publiques dont il aurait bénéficié. HP prévoit 1.240 licenciements.

23 septembre 2005 22h08 TF1.fr


Le groupe Hewlett-Packard n'a reçu aucune subvention pour créer des emplois en France, a affirmé vendredi le PDG de HP France, Patrick Starck. "Il n'est pas exact de dire que nous avons promis de créer des emplois en France en échange de subventions", a affirmé M. Starck. "Nous avons juste bénéficié d'aménagements des infrastructures d'accès aux zones industrielles concernées, des aménagements de voie publiques, de viabilisation et de ronds-points qui ont bénéficié à toute la zone", a-t-il ajouté.

"La démarche du Premier ministre demandant le remboursement d'aides qui auraient été versées pour créer des emplois me paraît d'ailleurs tout à fait légitime", a dit M. Starck. Mais "l'utilisation politique qui est faite du cas HP et les contre-vérités qui y sont associées sont nuisibles pour l'entreprise et pour ses employés", a-t-il estimé.

1.25 millions d'euros

Plusieurs hommes politiques, dont le Premier ministre Dominique de Villepin, ont réclamé vendredi que HP, qui prévoit de supprimer 15% de ses effectifs en Europe, soit près de 6.000 emplois - dont 1.240 en France - rembourse les aides publiques à la création d'emplois dont il aurait bénéficié.

Le président du conseil général de l'Isère André Vallini (PS) a notamment demandé à HP le remboursement de quelque 1,25 million d'euros d'aides à la création d'emplois versées par le département en 1998. Il avait alors détaillé ces aides comme étant composées de "648.000 euros à l'établissement public de l'Isle-d'Abeau pour réduire le prix du foncier sur lequel HP allait s'implanter" et "610.000 euros à la commune d'Eybens pour améliorer la desserte du site de l'entreprise et son extension".

Licenciements d'ici 2008

Le président de HP France a d'autre part assuré que son entreprise était "prête à discuter avec toutes les collectivités locales concernées de toutes les mesures propres à soutenir les bassins d'emplois touchés" par ces réductions d'effectifs. Il a aussi promis d'engager avec les syndicats "une analyse des projets visant à pérenniser nos investissements durables en France". "HP ne veut pas se retirer de France", a-t-il martelé.

Anonyme a dit…

Le meilleur plan pour HP:Envoyer un chèque de 1.2 MIllions d'euros à Mr.A.Vallini,ou à Mr.Villepin,et ensuite fermer les sites de Grenoble et qu'on en finisse avec cette mascarade.

Anonyme a dit…

Bon! Si HP & COMPAQ ont decidé d'éliminer quelques uns de leurs doublons et de regrouper leur billes dans leur propre pays! Renault fit de même il ya quelques années avec son usine entièrement rénovée à Vilvoorde ( banlieue de Bruxelles ) et puis que faites vous des doublons de Neuf Telecom et de CEGETEL. Soyons réalistes en effet, si nos dirigeants que ce soit de gauche ou de droite se débarassaient de leurs taxes boulimiques, nous serions peut être plus attractifs et productifs.

Anonyme a dit…

Tiens, tiens... Patrick communique en externe sur le sujet bidon des aides publiques...
c'est pas ce qu'il nous avait exprimé dans son courrier interne ou il nous expliquait ne pas vouloir alimenter la polemique...
se sentirait-il un peu dans les cordes?

Anonyme a dit…

Je ne suis pas sûr que nos amis américains qui viennent juste d'e^tre remerciés partagent cette analyse (du regroupement de leurs billes dans leur propre pays).

Ca n'est pas une question de taxes mais bien de salaires ...

Anonyme a dit…

Au lieu de voir 3 sites se reduire tout doucement - ne faut il pas envisager d'avoir un seul site industriel fort avec le regroupement des actitites ? Grenoble a un batiment vide, Sophia a aussi une gde partie non utilisee, pareil pour IDA - quid de demain ? Si nous voulons un centre international fort HP en France, ne faut il pas pousser pour un regroupement plutot que de voir les 3 sites diminuer tout doucement en parallele...
C'est une decision bien sure difficile, mais si personne ne la prend les 3 sites sont menaces a mon avis, car aucun n'aura une taille critique.

rfc2460 a dit…

un petit resume en image du risque d'instrumentalisation politique du conflit ?
http://fr.news.yahoo.com/050924/312/4lmoj.html

CFTC HP a dit…

Villepin et le dossier HP

Les commentaires de la presse française samedi 24 septembre 2005 sur le dossier des suppressions d'emplois chez Hewlett-Packard

LE FIGARO
Philippe Reclus

"(...) En décidant de porter le débat sur le terrain des représailles, en menaçant Hewlett-Packard de rembourser les aides publiques reçues dans le passé, le premier ministre joue une partie délicate. (...) Mais surtout, en choisissant le registre de la menace, on peut se demander si Dominique de Villepin ne choisit pas un remède pire que le mal. (...) Le signal que l'Etat donne risque d'alimenter encore un peu plus la confusion sur ses priorités. Une entreprise répond à des considérations de marché, de qualité de la main-d'oeuvre et des infrastructures, de facilité de logistique pour s'implanter. Autant de critères allant bien au-delà du seul effet d'aubaine offert par les primes d'installation. Bref, au motif qu'il veut bien faire, le gouvernement risque d'accentuer un peu plus ce climat d'insécurité juridique provoqué par le cumul des lois et des réglements qui décourage tant les entreprises. Rajouter un amendement ou une jurisprudence Hewlett-Packard à ce carcan n'est sans doute pas la meilleure solution."

LIBERATION
Gérard Dupuy

"(...) Ces affichages et ces reculs sont de bonne propagande. En fait, comme tout le monde, Villepin est pris entre le marteau et l'enclume, serré par les tenailles de la concurrence internationale et de la hantise du mécontentement social. Il est facile de dénoncer les patrons indélicats qui profitent indûment des subventions publiques et d'ailleurs HP ne semble pas être dans ce cas. C'est sans risque puisque tout le monde est d'accord pour dénoncer les "patrons voyous". Mais ces +aides+ ne sont jamais que le prix qu'il a fallu payer pour attirer les investisseurs malgré les sirènes d'un pays voisin. Celles-ci se feront plus persuasives si la France durcit ses conditions (surtout avec clause rétrospective). On n'attrape pas les mouches, etc. C'est odieux mais un Premier ministre ne peut feindre d'ignorer que c'est ainsi. Sauf par esbroufe."

LE MONDE

"(...) Le chef du gouvernement qui s'était déjà fait le propagandiste du 'patriotisme économique', invente aujourd'hui un 'social-villepinisme' qui est le cousin du premier. (...) Le social-villepinisme trouve ses sources d'inspiration à gauche.
L'injonction du premier ministre masque en fait l'impuissance de l'Etat à empêcher une multinationale de supprimer des emplois. (...) M. de Villepin affirme sa différence avec Nicolas Sarkozy. Quand le ministre de l'intérieur et président de l'UMP juge obsolète le modèle social français, M. de Villepin s'en fait l'avocat, revendiquant son interventionnisme (...)"

LE TELEGRAMME
Alain Joannès

"(...) Pour être en mesure de faire des remontrances à la firme de Palo Alto, il faudrait que l'Etat français réussisse à faire oublier toutes les entreprises hexagonales qui ont bénéficié de ses largesses c'est-à-dire des dons forcés des contribuables avant de licencier. (...) La vaine menace du Premier ministre est grave pour deux raisons. De nombreuses firmes ont, dans le passé, épongé toutes les subventions disponibles avant de disparaître, comme Daewoo en Lorraine. Les salariés de ces régions se sentiront doublement trahis, par leurs exploiteurs et par l'Etat, resté passif à l'époque. Par ailleurs, les entreprises étrangères tentées de s'implanter dans l'Hexagone se souviendront que, quelle que soit la conjoncture, elles devront rendre des comptes à l'Etat français.
Et elles éviteront la France... Incapables de concevoir une stratégie d'innovation technologique génératrice d'emplois solides, les responsables politiques s'adonnent à une communication hyperémotive qui, de l'amendement Michelin à Hewlett-Packard en passant par Danone, ronge leur crédibilité. "

LA CHARENTE LIBRE
Dominique Garraud

"(...) Cette affaire de remboursement des aides publiques est bien, selon l'expression de l'ancien ministre François Fillon, 'une opération de communication sans fondement juridique', ni portée réelle sur les plans de Hewlett-Packard et des autres grandes multinationales pour délocaliser à tout va vers des pays où le coût de la main-d'oeuvre est moins élevé. Le feuilleton Hewlett-Packard démontre cruellement l'impuissance des autorités politiques nationales à peser réellement sur les délocalisations et leur incapacité à imaginer des réponses industrielles et juridiques au niveau d'une Europe qui une fois encore s'est déclarée 'incompétente'. Et quand on en est là, la discrétion vaut mieux que les emballements et les incantations."

L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo

"C'est ce qui s'appelle brasser de l'air.
Certes, on pesterait devant l'inertie et l'impuissance de notre appareil d'Etat, s'il restait amorphe devant les intentions de Hewlett-Packard. Mais il ne faut pas confondre l'étendue des moyens dont le gouvernement dispose pour intervenir et l'art de faire des moulinets. On comprend que Dominique de Villepin veuille montrer sa détermination. On devine aussi pourquoi il développe avec autant d'ardeur sa conception du patriotisme économique, assez différente des analyses plus libérales de Nicolas Sarkozy dont il veut se démarquer. Mais le président de l'UMP pourra lui répondre, que libéralisme ou pas, lui au moins a sauvé Alstom. (...)Certes, en politique rien n'est plus désastreux que des gouvernants qui confessent leur impuissance. Voilà pourquoi, Dominique de Villepin reprend des idées que ne renierait pas la gauche. Mais comme il ne dispose d'aucune manette pour intervenir efficacement, il fait du bruit et puis..."

LA MARSEILLAISE
Nadjib Touaibia

"(...) Pour l'ancien ministre, Sarkozien en embuscade, l'occasion fut bonne de gêner le Premier ministre dans son 'élan social'. Mais sans doute n'est-ce pas là l'essentiel.
Le fait est surtout que face à l'appétit insatiable des actionnaires de ces géants industriels, il n'est effectivement pas de parade efficace quand ceux-ci décident de sacrifier des emplois sur l'autel des profits. (...) En attendant, sur le thème des éventuelles aides publiques fournies à HP, la polémique s'est singulièrement emballée. Entre fibre sociale de Dominique de Villepin et rigueur libérale façon Sarkozy, via François Fillon des coups d'esbroufe."

LE PROGRES
Francis Brochet

"Hier à Oyonnax, le Premier ministre a exhorté les Français à l'optimisme. Normal, c'est son boulot. Le même jour, Mérial a supprimé 196 emplois à Lyon, Alcan évoqué la fermeture d'une usine de 300 personnes, Hewlett Packard maintenu son plan de 1240 suppressions de postes. Mais que fait le gouvernement ? 'L'Etat, avait répondu Jospin, ne peut pas tout'. Villepin non plus. Il avait, dans un journal, envisagé d'obliger HP à rembourser les aides perçues. Il a préféré, dans l'Ain, vanter les pôles de compétitivité. Des 'éléments de protection, de garantie pour l'avenir', largement financés par l'Etat. Comme le pôle plasturgie d'Oyonnax. Ou le biopôle de Lyon, avec une entreprise nommée Mérial.
Apprenant cela, le pauvre Villepin a dû se dire : on n'est pas aidé."

LA VOIX DU NORD
Hervé Favre

"(...) L'annonce de la création de mille emplois supplémentaires par Toyota à Onnaing a prouvé que la France a encore des atouts face aux pays à bas salaires. Un investissement aussi lourd vise bien sûr le long terme, mais pour autant, qui peut garantir la durée du bail signé avec le constructeur japonais ? S'agissant de l'américain Hewlett-Packard, Dominique de Villepin ne peut pas non plus invoquer ce +patriotisme économique+ dont il émaille désormais ces discours aux chefs d'entreprises. Reste à savoir si les géants français y seront plus sensibles demain que ne l'ont été hier Danone, Michelin et d'autres fleurons de l'industrie tricolore !"

CFTC HP a dit…

L'accord passé par les collectivités avec le géant informatique ne permet pas d'envisager les sanctions réclamées par le Premier ministre.
samedi 24 septembre 2005 (Liberation - 06:00)


Dominique de Villepin s'est pris les pieds dans le piège des licenciements. Questionné dans les Echos de vendredi sur les 1 240 suppressions d'emplois programmées par Hewlett-Packard en France, le Premier ministre a trouvé «normal» que le groupe informatique doive rembourser les subventions qu'il a reçues, précisant : «Quand il y a aides publiques, il est important [...] d'empêcher qu'en fonction d'une stratégie nationale ou internationale, telle ou telle entreprise empoche des aides pour après finalement mettre la clef sous la porte et aller se développer ailleurs.»

Une sortie que François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, s'est fait un malin plaisir de contredire vendredi : «Hewlett-Packard a reçu des aides pour atteindre des objectifs en matière d'emplois. Ces objectifs ont été atteints. [...] On ne peut pas demander à une entreprise, dont les carnets de commande excèdent rarement quelques mois, de s'engager sur des années», a fait valoir le sénateur de la Sarthe. Version validée par l'entourage de Villepin, qui avouait vendredi que «le remboursement des aides ne peut se faire que dans le cadre de conventions soit avec l'Etat, soit avec les collectivités locales».

Bruxelles ne s'en mêle pas

La crise HP appuie là où ça fait mal pour le gouvernement : sur son embryon de politique industrielle, puisque les emplois menacés sont non seulement très qualifiés mais en plus sont regroupés largement sur le tout nouveau pôle de compétitivité de Grenoble. Alors en attendant, le gouvernement cherche à trouver une porte de sortie politique, par exemple, en faisant porter le chapeau à Bruxelles. Mardi, Jacques Chirac, lors d'un «comité restreint sur l'emploi» tenu à l'Elysée, demandait au gouvernement de «saisir la Commission européenne» du cas HP. Le lendemain, le président de cette dernière, José Manuel Barroso, renvoyait la France aux traités européens : «Il n'est pas de la compétence de la Commission d'empêcher Hewlett-Packard de licencier des salariés.» Réplique de Dominique de Villepin vendredi : «Nous demandons que ce qui n'a pas été fait jusqu'ici soit fait dorénavant dans la mesure où c'est l'intérêt de tous.» Bref, la crise HP tourne à la partie de tennis entre Paris et Bruxelles.

Des engagements tenus

Mais de quelles aides parle-t-on ? Installé depuis 1972 en Isère, sa plus forte région d'implantation française et son berceau européen, Hewlett-Packard y a bénéficié d'aides des collectivités locales à la fin des années 1990. En 1998, HP a reçu pour ses activités à Grenoble-Eybens 1,2 million d'euros et environ 2 millions d'euros à L'Isle-d'Abeau (Isère). Ces montants, financés par le conseil général et les communes, étaient destinés à des acquisitions foncières et des aménagements liés à l'agrandissement des deux sites (de 2 000 à 2 600 salariés dans le cadre du premier, de 600 à 940 dans le cas du second). Signés dans le cadre d'une convention triennale (1998-2000), les contrats ne prévoyaient aucune clause de remboursement des aides et les engagements de HP en termes de création d'emplois ont bien été tenus. En 2002, environ une année après la fin de la convention, un premier plan social a eu lieu sur les deux sites isérois, qui s'est traduit par le départ de 400 personnes et la cession d'une usine employant 450 salariés. En 2003, après la fusion de HP avec Compaq, une nouvelle vague de plans sociaux a ramené les deux sites à leur dimension antérieure, d'avant 1998.

D'un point de vue légal, il n'existe aujourd'hui aucun moyen de récupérer ces aides, d'ailleurs plutôt modiques au regard des développements envisagés puis temporairement réalisés pour les deux sites. Sur les autres lieux d'implantation de l'entreprise en France, à Sofia-Antipolis dans les Alpes-Maritimes, aux Ulis et à Issy-les-Moulineaux en région parisienne, HP n'a pas bénéficié d'aides particulières.

L'idée d'une loi resurgit

Même si HP n'apparaît pas être un cas de détournements d'aides publiques, le gouvernement semble décidé à profiter de cette occasion pour relancer l'idée d'une loi. Mardi, le président de la République a demandé au gouvernement de mettre à l'étude «la question de la conditionnalité des aides accordées aux entreprises au regard de véritables engagements sur l'emploi». La perspective d'une loi fait vivement réagir Jean-Louis Levet du commissariat général au Plan et rédacteur du rapport «Les aides publiques aux entreprises, une gouvernance, une stratégie», en 2003. «C'est un faux débat», tranche-t-il. Selon lui, les moyens de contrôle de l'utilisation des aides existent. Dans la mesure où la plupart de ces subsides, qu'elles viennent de l'Etat via la Drire, l'Anvar, ou des collectivités locales, comme les conseils régionaux, sont maintenant conditionnées à la réalisation d'un objectif. «En cas de mauvaise utilisation, les administrations ont les moyens de sanctionner les entreprises et de demander le remboursement.» Selon lui, le problème est plutôt de «faire remonter les informations sur ces aides» du niveau local jusqu'à l'Etat. Pour qu'elles soient peut-être mieux utilisées.

Un outil cassé par la droite

Le plus cocasse, c'est que la droite a cassé l'outil qui permettait précisément de mieux suivre l'utilisation et l'affectation de l'argent public aux entreprises. La Commission nationale des aides publiques aux entreprises (Cnap) avait été créée par le gouvernement Jospin en 2000. «C'était une structure inédite en Europe, poursuit Jean-Louis Levet, qui présidait cette commission. Pour la première fois, la Cnap associait parlementaires, et tous les partenaires sociaux avec des structures régionales pour évaluer le système des aides publiques et à terme les rendre plus lisibles.» Or, dès son arrivée au pouvoir, la droite, par la voix de Philippe Marini, rapporteur général du Budget, et de Francis Mer, ministre de l'Economie, a supprimé la Cnap.

CFTC HP a dit…

A savoir
samedi 24 septembre 2005 (Liberation - 06:00)

En France, le montant des aides publiques aux entreprises se situe dans la moyenne de l'Union européenne. En 2001, selon les chiffres du Plan, elles se montaient à 15,8 milliards d'euros (1,09 % du PIB). En Allemagne, elles se montent à 1,14 % du PIB, en Angleterre à 0,66 % .

CFTC HP a dit…

La presse commente la déclaration de Dominique de Villepin dans l'affaire Hewlett-Packard.

C'est une petite phrase qui a fait mouche, comme le relève le Parisien - Aujourd'hui en France.

Après l'annonce par le géant informatique américain de la suppression de 25% de ses effectifs dans l'hexagone, le Premier ministre a jugé normal que le groupe rembourse les aides publiques dont il a bénéficié, avant de modérer ses propos, expliquant, qu'il n'en était qu'au stade de la réflexion.

En fait, nous explique Libération, «d'un point de vue légal, il n'existe aujourd'hui aucun moyen de récupérer ces aides». Des aides, accordées au groupe par les collectivités locales en Isère, à la fin des années 1990.

Ces subventions, financées par le conseil général et les communes, étaient destinées essentiellement à des acquisitions de terrains, et les engagements de HP en termes de création d'emplois qui les accompagnaient ont bien été tenus, nous explique le journal.

Pour Gérard Dupuy, «en fait, comme tout le monde, Villepin est pris entre le marteau et l'enclume, serré par les tenailles de la concurrence internationale et de la hantise du mécontentement social. Il est facile de dénoncer les patrons indélicats qui profitent indûment des subventions publiques, et d'ailleurs HP ne semble pas être dans ce cas (...) Mais ces aides ne sont jamais que le prix qu'il a fallu payer pour attirer les investisseurs malgré les sirènes d'un pays voisin».

Remède pire que le mal

Dans Le Figaro, Philippe Reclus estime que « le premier ministre joue une partie délicate. (...) Mais surtout, en choisissant le registre de la menace, on peut se demander si Dominique de Villepin ne choisit pas un remède pire que le mal. (...) Au motif qu'il veut bien faire, le gouvernement risque d'accentuer un peu plus ce climat d'insécurité juridique provoqué par le cumul des lois et des règlements qui décourage tant les entreprises ».

Dans le Télégramme, Alain Joannès voit dans la menace du Premier ministre un risque majeur : «les entreprises étrangères tentées de s'implanter dans l'Hexagone se souviendront que, quelle que soit la conjoncture, elles devront rendre des comptes à l'Etat français. Et elles éviteront la France...»

«C'est ce qui s'appelle brasser de l'air», renchérit Pierre Taribo dans L'Est républicain. (...) Certes, en politique rien n'est plus désastreux que des gouvernants qui confessent leur impuissance. Voilà pourquoi, Dominique de Villepin reprend des idées que ne renierait pas la gauche. Mais comme il ne dispose d'aucune manette pour intervenir efficacement, il fait du bruit et puis...»

Et puis... rien... Cet exemple illustre bien l'absence de marge de manoeuvre du gouvernement face aux licenciements. Mais avec cette nouvelle affaire, l'idée d'une loi resurgit.

«Le plus cocasse», écrit Libération, «c'est que la droite a cassé l'outil qui permettait précisément de mieux suivre l'utilisation et l'affectation de l'argent public aux entreprises».

Le quotidien nous rappelle que le gouvernement Jospin avait mis en place une commission de contrôle de ces aides publiques. La structure a été supprimée par le gouvernement Raffarin en 2002.

Dès lors, que reste-t-il à faire ?

«La meilleure des choses ne serait-elle pas de boycotter HP ? », se demande Michel Charasse dans La Provence.

«Vu l'importance des marchés publics, on les mettrait à genoux», estime le sénateur socialiste, ancien ministre de l'Economie, qui ajoute : «la seule solution c'est de taper dans les caisses (…) C'est une guerre économique, et quand il y a guerre, il faut tirer d'abord».

Anonyme a dit…

Bayrou viens de ranger cette histoire de subventions au placard des gesticulations (Grand jury RTL LCI Le Figaro). Il preconise une TVA Social sur les produits en fonction de leur pourcentage produit localement ou Europeennement...

CFTC HP a dit…

Associated Press le 25/09/2005 19h56
François Chérèque veut "conditionner" les aides publiques aux entreprises à des objectifs sociaux

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a souhaité dimanche que les aides publiques attribuées aux entreprises fassent l'objet d'un contrat et qu'elles puissent être remboursées par les entreprises qui ne respectent pas leurs engagements.

"Depuis toujours la CFDT a souhaité que ces aides soient données avec des contreparties", a-t-il déclaré sur Europe-1. "Qu'on passe des contrats avec les entreprises avec lesquelles on donne ces aides, qu'on donne des aides pour créer de l'emploi, pour donner du pouvoir d'achat", a-t-il demandé.

"Les entreprises qui font des bénéfices (et) qui ne respectent pas les objectifs, évidemment, doivent rembourser", a ajouté François Chérèque, qui a également demandé "un système d'évaluation et de contrôle de l'utilisation de ces aides".

S'agissant du plan social annoncé par Hewlett-Packard qui veut supprimer 1.240 postes en France après avoir bénéficié d'aides publiques du conseil général de l'Isère, François Chérèque a précisé qu'il ne connaissait pas "les raisons pour lesquelles on a donné ces aides".

"Si, dans les aides qui sont données à Hewlett-Packard, il n'y a pas eu de contrat clairement défini avec cette entreprise, Hewlett-Packard a mis ces aides dans sa poche et fera ce qu'elle veut", a-t-il noté. "C'est avant qu'il faut donner des objectif aux entreprises, pas après".

"Ce qu'on peut faire, c'est faire en sorte qu'il y ait moins de licenciements ou qu'à chaque fois que Hewlett-Packard supprime un emploi, Hewlett-Packard investisse pour en créer un autre", a dit M. Chérèque, soulignant que l'entreprise a profité des infrastructures françaises et de la formation de la main-d'oeuvre.

D'une manière générale, François Chérèque a demandé que les entreprises qui suppriment des postes alors qu'elles font des bénéfices s'engagent à investir "dans la reconversion des sites industriels" qu'elles abandonnent. Il faut "ensuite faire en sorte qu'en France, on puisse investir dans la recherche, dans le développement, pour créer des emplois qui (...) remplacent les emplois qui disparaissent", a-t-il ajouté.

Anonyme a dit…

Si HP a versé 700 millions d'€ au titre d'impôt sur les sociétés depuis 10 ans, c'est parce que HP a résalisé de grosses bénéfices durant cette période.
Question de simple bon sens :
C'est en jouant au loto que HP France a engrangé ces bénefs ou c'est dû au labeur de tous ses employés ?
Question subsidiaire :
un PDG oublie t-il qu'il est aussi et d'abord un employé ?
Question sans réponse :
Que doit senser être un employé aujourd'hui ?
moins productif : viré !
très productif : viré !
C'est l'impasse !
Attention : Chien acculé au pied du mur devient méchant !

CFTC HP a dit…

Matignon souhaite un code de bonne conduite pour les entreprises
lundi 26 septembre 2005 (Reuters - 16:50)

TOURS (Indre-et-Loire) - Dominique de Villepin, piqué au vif par le dossier Hewlett-Packard, se veut acteur d'"un volontarisme économique et social" et souhaite la définition d'un "code de bonne conduite" pour les entreprises afin de garder à l'esprit la priorité donnée à l'emploi.

Le Premier ministre a profité d'un déplacement à Tours, en Indre-et-Loire, sur le thème de l'apprentissage pour évoquer une nouvelle fois les suppressions d'emplois prévues en Europe, et notamment en France, par le géant américain de l'informatique.

Il s'est dit "heureux" que la Commission européenne, saisie la semaine dernière par les autorités françaises, ait décidé de recevoir les représentants de la direction et les syndicats de HP Europe.

"Nous sommes très attachés à la présence de Hewlett-Packard en France. C'est une entreprise qui représente 5.000 emplois dans notre pays. Son activité est de surcroît tournée vers les emplois d'avenir, la recherche, les hautes technologies", a-t-il souligné.

HP France prévoit la suppression de 1.240 emplois en France à l'horizon 2008.

"Nous avons avec l'entreprise des objectifs sur lesquels je crois que tout le monde peut s'entendre. D'abord nous souhaitons que la réorganisation soit véritablement négociée avec les représentants des salariés, en visant à réduire au maximum l'impact sur l'emploi. Puis nous souhaitons que HP puisse redéfinir une stratégie d'avenir en France et en Europe, sachant que les pôles de compétitivité constituent un moyen de développement approprié", a précisé le Premier ministre.

Dominique de Villepin, qui veut bâtir "une croissance sociale" à l'horizon 2007 et prône pour ce faire "un patriotisme économique", a plaidé pour la définition d'"un code de bonne conduite qui clarifiera les droits mais aussi les devoirs que chacun devra respecter de façon à éviter les abus".

Il a fixé trois principes : "le respect de la règle de droit, la clarification des règles du jeu sur les aides publiques aux entreprises" et une meilleure information des pouvoirs publics en cas de restructuration importante.

Interrogé sur STMicroelectronics, société franco-italienne qui prévoit la suppression de 2.000 postes en France et en Italie, Dominique de Villepin a jugé que la situation était "totalement différente" de celle de HP.

Il a estimé que la société avait "le souci d'amortir" toute décision qui pourrait concerner l'emploi, souci "que nous accompagnerons nous-mêmes", a-t-il assuré.

"La vie économique comporte des hauts et puis comporte des bas. Ce n'est pas cela que nous discutons. Mais ce dont nous discutons, c'est la nécessité pour chacun, l'Etat, les collectivités locales, les entreprises, d'agir en partenaires. L'emploi, c'est un bien précieux, pour tous, pour nos compatriotes, pour notre pays", a insisté le Premier ministre.

"Ce que nous souhaitons, c'est que chacun mesure ce que représente chaque emploi, et ce que ça induit comme drame personnel, comme difficulté dans la vie des familles", a poursuivi Dominique de Villepin.

"Si on est plus conscient, nous serons plus soucieux de nous coordonner et d'agir avec le souci d'une anticipation. Il ne s'agit pas d'introduire des systèmes lourds, qui constitueraient autant de barrières. Ce que nous souhaitons, c'est pouvoir accompagner chacun pour que l'intérêt général soit préservé", a-t-il conclu.

CFTC HP a dit…

"La CFDT a dénoncé dès mars la "catastrophe sociale" de Hewlett Packard
PARIS, 27 sept 2005 (AFP) - - La fédération Chimie-Energie de la CFDT a affirmé mardi à l'AFP avoir dénoncé "dès le 15 mars la catastrophe sociale" de la restructuration de Hewlett Packard aux conseillers de Thierry Breton lors d'une rencontre au ministère des Finances.

Le groupe informatique américain HP a annoncé le 12 septembre la suppression de 5.969 emplois en Europe dont 1.240 en France soit environ un quart des effectifs dans l'hexagone.

HP a récemment installé son siège européen en Suisse, à Genève, où les taux d'imposition sur les bénéfices sont bas et selon la CFDT "il en résulte une perte de 400 millions d'euros pour le fisc français (pour) l'exercice 2004".

La CFDT a affirmé avoir dénoncé ces "délocalisations fiscales lors d'une rencontre le 15 mars dernier au ministère des Finances" et avoir "alerté officiellement les conseillers du ministre sur la catastrophe sociale qui se préparait pour les six prochains mois malgré les résultats d'exploitation exceptionnels" de HP.

La CFDT a qualifié de "blague" les déclarations gouvernementales concernant cette annonce de suppression d'emplois de HP en rappelant qu'une "demande d'enquête parlementaire a été déposée en décembre 2004 par quatre députés (PS et Vert, ndlr) sur les délocalisations fiscales".

Cette "demande d'enquête sur ces manipulations financières est depuis sur le bureau du président de l'Assemblée nationale et n'en bouge pas" s'est indigné Jean-Claude Rech, membre CFDT du groupe de travail sur les délocalisations chez Colgate Palmolive."

CFTC HP a dit…

jeudi 29 septembre 2005, 12h38
Hewlett-Packard: l'Etat n'a pas versé d'aides pour l'emploi

PARIS (AFP) - Le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo a reconnu jeudi que l'Etat n'avait pas versé d'aides au géant informatique américain Hewlett-Packard, en contrepartie d'un engagement sur l'emploi.

"Il n'y a pas eu de primes à l'aménagement du territoire", a dit M. Borloo qui participait à la conférence de presse mensuelle du Premier ministre Dominique de Villepin.

M. Borloo a ajouté que HP avait seulement reçu des aides locales, notamment versées par le conseil général.

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